Test des Salomon Pulsar 


En ce début d’année 2026, Salomon a décidé de sortir un tout nouveau modèle: la Pulsar. La Pulsar constitue la déclinaison “grand public” et hors gammeS/Lab de la Pulsar 4, la chaussure dédiée à la performance sur trails courts de la marque annecienne qui est commercialisée à 220 euros! La filiation n’est pas forcément évidente entre les deux modèles, si ce n’est que le nom Pulsar peut apparaitre assez trompeur: en effet, le nouveau modèle vendu à 150 euros n’est pas véritablement dessiné pour la vitesse et la compétition, mais il se définit plutôt comme une chaussure dédiée à un usage quotidien à l’entrainement. La Pulsar va en réalité venir progressivement remplacer les célèbres Sense Ride au sein de la collection trail de Salomon. Elle se veut être une chaussure d’entrée de gamme dédiée à un usage plutôt occasionnel et orienté “détente” de la course à pied. Elle se différencie des Sense Ride en étant équipée d’un outsole un peu plus cramponné, ce qui lui permet d’être adaptée à une assez grande variété de contextes et de terrains. La Pulsar s’affirme même comme la nouvelle chaussure trail de Salomon la plus polyvalente aux côtés des Genesis! C’est un modèle assurément complet, même s’il est un peu plombé par des défauts au niveau de son empeigne ou encore par un midsole un peu rugueux et exigeant… Son rapport qualité-prix n’en reste pas moins assez bon! 

En Résumé

Drop: 6 mm
Poids: 278/262 g
Hauteur Talon: 29 mm
Fit: Standard
Catégorie: Polyvalentes
Usages: Courtes & Moyennes Distances/ Sentiers Lisses à

Moyennement Techniques (Compacts & Meubles)
Types de Pieds: Standards à un peu Larges
Poids Athlètes: Légers à Intermédiaires
Rythmes: Rapides à un peu Lents
Type(s) de Pratiques: Les Sorties Intenses, les Allures « Tempo » et en Endurance Fondamentale à l’Entrainement/ Chaussure plutôt orientée Loisirs & Entrainements /Les Pistes Carrossables, les Terrains Vallonnés, les Sous-Bois, jusqu’aux Sentiers peu Techniques en Montagne
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Points Forts:1°) Le Confort Globale de la Tige (nombreux Rembourrages, Respirabilité…)
2°) Le Compromis entre le bon Dynamisme & le Minimum de Soutien
3°) La Tige qui propose un bon Compromis entre Maintien & Liberté de Mouvement des Pieds
4°) Les Qualités d’Accroche assez Polyvalentes/Supérieures à ce que proposent de nombreux modèles Salomon
5°) Le Compromis entre les Nombreux Filtres Terrains & les Sensations du Terrain
6°) L’Adaptation à une Diversité d’Allures (Rapides à un peu Lentes)
7°) Les Qualités de Respirabilité/Drainage de l’Empeigne
Points Faibles:1°) Une Semelle Intermédiaire assez Rigide, voir Inconfortable sur du Long
2°) Des Problèmes de Durabilité au niveau de l’Empeigne (Col, Plis…)
) Une Adhérence qui reste assez Limitée sur Surfaces Humides
4°) Une Chaussure assez Exigeante Musculairement sur le Long
5°) La Partie Inférieure de la Chaussure qui est assez Rigide & Manque de Souplesse
6°) Les Lacets qui sont très Longs & la Pochette de Rangement trop Petite

Sommaire

Un Misdole qui propose un bon Compromis entre Dynamisme & Filtres Terrains!

Une Chaussure plus à l’Aise dans les Contextes Roulants que Techniques

L’Upper: Des Rembourrages, un Fit qui s’Evase… mais quelques Défauts!

Où se les Procurer?

Un Midsole qui propose un bon Compromis entre Dynamisme & Filtres Terrains! 

Les Pulsar s’appuient sur des profils de semelle assez intermédiaires à l’échelle du marché. Leur stack au niveau du talon est identique à celui des Sense Ride 5 et s’établit à 29 mm. Il est par ailleurs de 23 mm à l’avant pied, la soustraction entre les deux valeurs donnant ainsi un drop de 6 mm qui est en revanche inférieur à celui des Sense Ride (drop de 8 mm). On notera également que les profils de semelle des Pulsar sont – de manière étonnante – moins élevés que ceux des S/Lab Pulsar 4 (34/28 mm), qui constituent pourtant la chaussure actuelle la plus dynamique de la collection trail de la marque! Le modèle S/Lab a aussi l’avantage d’être environ 30 grammes plus léger que les Pulsar (250 contre 281 grammes en taille 42)… ce qui explique en partie les différences de performances dans ce domaine! D’autres dissemblances sont à signaler au niveau de la semelle intermédiaire: contrairement à celui des S/Lab Pulsar 4, le midsole des Pulsar n’est pas constitué d’une double densité mais est décliné en mono-couche. Il repose sur le composé optiFOAM² qui est constitué de TPU expansé. Concrètement, il s’agit d’un matériau un peu plus dense que la mousse energyFOAM en EVA qui équipait les Sense Ride 5. En même temps, la semelle intermédiaire ne dispose pas de nouvelle génération de mousse en Peba comme celle des S/Lab Pulsar 4! Il s’agit d’un des éléments expliquant le gros écart de prix entre les deux modèles. L’autre différence vis-à-vis du modèle S/Lab tient au fait que la plateforme des Pulsar est beaucoup plus évasée, en particulier au niveau du talon. L’incurvation de la semelle à l’avant est en revanche identique aux deux modèles, ce qui va permettre de favoriser une foulée à la fois assez agressive et dynamique!  

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Dès les premières foulées, on est marqué parla fermeté du coussin des Pulsar. Il est en effet un peu plus rigide que celui des S/Lab Pulsar 4 qui propose un peu plus de moelleux directement sous la voûte plantaire. La mousse optiFOAM² est même un peu plus dense que l’Energy Foam qui équipait les Sense Ride 5! En somme, ce sont des sensations qui devraient plaire aux habitués des modèles de la marque ou encore des chaussures Nnormal. A contrario, les athlètes en quête de moelleux et de douceur sous les pieds devront clairement passer leur tour… En réalité, le midsole des Pulsar fait partie de ces composés qui privilégient beaucoup plus les qualités de soutien à celles d’amorti à proprement parler: il propose énormément de filtres terrains, que ce soit à l’avant ou au talon, ce qui fait que les pieds sont assez bien stabilisés durant la foulée. En conséquence, la voûte plantaire ne s’enfonce absolument pas dans le coussin, ce qui donne parfois l’impression d’une certaine rugosité: j’ai même parfois trouvé la semelle intermédiaire un peu inconfortable au fil des kilomètres, davantage que celle Genesis par exemple! Concrètement, cela manque d’un peu de matière à l’arrière, ce qui fait que l’atterrissage du talon n’est pas optimal. Le midsole des Pulsar est même assez exigeant pour les mollets et le tendon d’achille, et ce malgré le drop de 6 mm. Bref, il faudra avoir un peu de “pied” et les chevilles musclées pour prétendre les utiliser durant de nombreux kilomètres! Par contre, ce que le midsole des Pulsar ne procure pas sur le plan de l’amorti et du confort, il l’offre sur les plans du dynamisme et des sensations du terrain: l’optiFOAM² propose en effet pas mal de réactivité lors de l’impact au sol, ce qui rend la foulée assez dynamique. J’ai même trouvé que les pieds étaient assez facilement projetés vers l’avant, ce qui rend la chaussure assez à l’aise dans les relances! En même temps, malgré sa densité, le midsole a l’avantage de ne pas totalement abolir le travail de proprioception. On ressent même assez bien les aspérités du sol à l’avant-pied!  

Plus globalement, les Salomon Pulsar sont des chaussures un peu plus adaptées à une attaque au niveau du médio-pied que du talon. En cela, elles s’apparentent beaucoup plus aux S/Lab Pulsar 4 et aux anciennes Sense Ride qu’aux actuelles Genesis. De fait, elles apparaissent plus à l’aise sur des rythmes actifs que plus lents. Concrètement, j’ai adoré les utiliser lors des allures tempo à l’entrainement ou encore lors des séances assez actives types fartlecks ou séances de côtes. Certes, elles sont plus lourdes et moins réactives que des S/Lab Pulsar 4… mais il n’y a pas non plus beaucoup de modèles trail actuellement chez Salomon qui soient adaptés à ce type de pratiques… et plus largement à du court! Pour aller plus loin, je dirais que la Salomon Pulsar est une chaussure taillée pour les sorties de courtes et de moyennes distances à l’entrainement: les athlètes pourront en effet aussi bien les utiliser pour leurs sorties de 45mn que pour des séances un peu plus longues aux alentours d’1h30-2h. Elles deviennent par contre un peu plus inadaptées pour du plus long: elles commencent en effet à engendrer un peu plus d’inconfort sous la voûte plantaire ou encore davantage de fatigue musculaire au niveau des chevilles qu’une Genesis ou même qu’une Salomon Vision par exemple! Honnêtement, j’ai eu moins de mal à utiliser les S/Lab Pulsar 4 lors de sorties longues en endurance fondamentale que les Pulsar! En résumé, les chaussures sont certes dédiées à un usage quotidien à l’entrainement, mais elles apparaissent moins confortables que d’autres modèles concurrents et analogues sur le marché: elles offrent par exemple moins d’amorti que des Asics Trabuco 14, des Hoka Speedgoat 6 ou des Brooks Cascadia 19 par exemple. Elles s’apparentent en réalité un peu à des Asics Fuji Lite 6 ou des Saucony Peregrine 16 dans leur capacité à offrir un bon équilibre entre du dynamisme et un minimum de soutien!  

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Une Chaussure plus à l’Aise dans les Contextes Roulants que Techniques 

En ce qui concerne la semelle extérieure, Salomon n’a bien évidemment pas dérogé à sa tradition et a choisi d’équiper les Pulsar de son propre composé: le All Terrain Contagrip. Les crampons sont par ailleurs épais de 4 mm, soit une valeur plus élevée que ceux des S/Lab Pulsar 4 (3,5 mm) ou encore que ceux des anciennes Sense Ride 5 (3 mm). En revanche, les crampons ont la singularité d’être assez larges et plutôt plats. Ils sont par ailleurs assez équitablement répartis sur toute la surface de l’outsole, même si sa partie centrale est totalement dépourvue de leur présence! En conséquence, les Salomon Pulsar sont des chaussures aux qualités d’accroche assez polyvalentes: elles seront aussi bien capables de s’aventurer sur des terrains durs que plus décomposés! Toutefois, il faut bien avouer que les chaussures de Salomon se montreront les plus à l’aise sur les pistes lisses et compactes: elles offrent en effet sur les pistes carrossables un assez bon roulement qui rappelle beaucoup les sensations que pouvaient procurer les Sense Ride! Par contre, je les ai trouvées un poil moins à l’aise sur des sols plus rocailleux, en grande partie à cause de leur grip qui est parfois un peu limite… en particulier lorsque les conditions deviennent humides. Leur outsole offre par exemple assez peu de sécurité dans les descentes engagées et humides en montagne, notamment sur les surfaces lisses. D’un autre côté, les Pulsar seront des chaussures tout à fait capables d’évoluer sur des sols plus meubles comme on en retrouve en sous-bois ou en alpages. Leurs crampons assez épais leur offrent en effet une assez bonne emprise au sol sur les feuilles mortes ou sur les sentiers terreux, en particulier lorsque les conditions sont sèches. Toutefois, l’adhérence de la chaussure a tendance à se dégrader lorsque les terrains deviennent gras et humides. J’ai par exemple trouvé que l’outsole manquait de traction dans les grosses montées décomposées… mais c’est assurément dans les gros dévers boueux que les Pulsar atteindront le plus leurs limites! Leurs crampons ne sont pas suffisamment agressifs et ne nous offrent alors pas suffisamment d’emprise au sol… 

Malgré leurs limites, les Salomon Pulsar s’en sortent bien mieux que des Sense Ride ou que des S/Lab Pulsar 4 dans ce genre de conditions humides. Elles sont certes moins performantes que des Genesis en sous-bois… mais en même temps il n’y a plus énormément de modèles Salomon qui soient véritablement adaptés aux terrains gras hormis les Salomon Ultra Glide 4 et les Speedcross 6! De fait, les Pulsar se définissent comme un des modèles de la collection trail de Salomon les plus polyvalents, car capables d’évoluer aussi bien sur du gravel qu’en sous bois. Les athlètes pourront même courir avec dans des monotraces un peu plus accidentées: les Pulsar font en effet preuve de bonnes qualités de stabilité, même lorsqu’on court sur des sentiers parsemés de nombreuses racines ou roches. Par contre, j’ai été un peu déçu par leurs qualités d’agilité: les Pulsar ont un peu perdu dans ce domaine par rapport aux Sense Ride. Leur gabarit est tout d’abord un poil plus imposant, ce qui fait que la pose du pied est un peu moins précise. J’ai surtout trouvé que leur partie inférieure manquait de souplesse, voire était assez rigide, ce qui fait que les chaussures rencontrent parfois des difficultés à bien s’adapter aux contraintes du terrain. Pour résumer, je dirais que ce sont globalement des chaussures peu à l’aise dans le gros dénivelé et les sentiers particulièrement accidentés. Bref, il faudra éviter de les utiliser en montagne et en particulier dans des sentiers alpins/engagés… contextes où elles feront un peu pâle figure en comparaison des S/Lab Genesis!  

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L’Upper: Des Rembourrages, un Fit qui s’Evase… mais quelques Défauts!  

L’empeigne des Pulsar s’inspire assez fortement de celle des Sense RideSalomon a tout d’abord opté pour un mesh synthétique au maillage assez dense. Il a également la particularité d’être assez épais tout en conservant une certaine fléxibilité. Le mesh est par ailleurs complété par de nombreux éléments en TPU localisés au niveau du midfoot et du talon qui vont venir donner de la structure à l’upper. Ces bandes rigides vont bien évidemment jouer un rôle complémentaire de protection des pieds. Les concepteurs de la chaussure ont également choisi d’ajouter de nombreux rembourrages à l’arrière qui sont plutôt inhabituels pour un modèle Salomon. Le col est lui aussi assez épais et composé de nombreux inserts en mousse, dans l’idée d’apporter le maximum de confort aux chevilles. La languette ne fait pas exception et apparaît elle aussi assez généreuse, beaucoup plus que celle du modèle S/Lab par exemple! Enfin, la Pulsar est sans surprise équipée du système de laçage auto-bloquant Quicklace, qui est complété par une pochette de rangement située sur la partie supérieure de la languette. Et cette configuration permet d’offrir pas mal de confort aux pieds des athlètes: ces derniers sont en effet assez bien emmitouflés par les tissus, en particulier à l’arrière. J’ai par exemple trouvé le talon assez bien encapsulé, tandis que la languette apporte pas mal de douceur à la partie supérieure des pieds. Honnêtement, l’upper des Pulsar est sans doute un des plus confortables de la gamme Salomon avec ceux des modèles Ultra Glide! C’est d’autant plus le cas que les tissus sont assez respirants: ils évacuent bien la transpiration et ne s’imbibent pas d’eau lorsque la météo devient humide… et c’est une qualité assez rare chez un modèle commercialisé à seulement 150 euros! 

Globalement, les Pulsar conviendront aux athlètes qui recherchent une empeigne assez structurée et une chaussure leur offrant de bonnes qualités de maintien. Les pieds disposent tout de même d’un peu plus de liberté d’action que sur une Genesis et sa tige montante. C’est particulièrement le cas au niveau de l’avant-pied ou encore de la cheville. Le cou du pied est par exemple un peu moins verrouillé et contraint! Ces sensations sont également liées au fit singulier des chaussures. Il est de forme standard, tout en étant assez hétérogène: pour être précis, il est plutôt ajusté au niveau du talon et du médio pied, endroits où la tige est assez “collante”. En revanche, il a tendance à s’évaser un peu plus à l’avant-pied. La toe box offre par exemple un peu plus de volume que celles des S/Lab Pulsar 4 ou des Genesis. C’est même le jour et la nuit par rapport à celle assez fine des anciennes Sense Ride 5! Honnêtement, les Pulsar sont l’une des rares chaussures de la gamme de Salomon qui conviendront aux pieds un peu larges, ou encore à celles et ceux qui apprécient disposer d’un tant soit peu d’espace au niveau des orteils. Par contre, au rayon des défauts, l’empeigne des Pulsar nous a donné assez peu de garanties sur le plan de la durabilité: les revers au niveau du col se sont par exemple rapidement détériorés, après à peine 50 km d’utilisation. Mais on a également pu constater l’apparition de quelques traces d’usure au niveau des plis à l’avant. En somme, il faudra absolument s’astreindre à bien entretenir la chaussure pour prolonger sa durée de vie… Côté mauvais points, on a également regretté le fait que les lacets soient étonnamment longs: ils trainent tout simplement par terre lorsqu’ils ne sont pas rangés et, malheureusement, la taille de la pochette de rangement n’est pas forcément adaptée… Bref, il faudra s’y reprendre à plusieurs fois pour bien les ranger et donc s’armer un peu de patience!  

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Hommes

Drop: 6 mm
Poids: 278 g
Hauteur Talon: 29 mm
Fit: Standard
Catégorie: Polyvalentes
Usages: Courtes & Moyennes Distances/ Sentiers Lisses à moyennement Techniques (Compacts & Meubles)

Prix: 150 euros




Femmes

Drop: 6 mm
Poids: 262 g
Hauteur Talon: 29 mm
Fit: Standard
Catégorie: Polyvalentes
Usages: Courtes & Moyennes Distances/ Sentiers Lisses à moyennement Techniques (Compacts & Meubles)

Prix: 150 euros