Test des Saucony Peregrine 16 


En ce début d’année 2026, Saucony a décidé de commercialiser les Peregrine 16, la 16ème version de son modèle trail le plus vendu et le plus emblématique. Les Peregrine constituent en effet l’option la plus polyvalente de la collection trail de la marque! Cette 16ème version va marquer un tournant important dans l’histoire du modèle car les chaussures deviennent équipées d’une prestigieuse semelle Vibram Megagrip. Mais Saucony ne s’est pas arrêtée en si bon chemin car la marque en a profité pour apporter des modifications aux profils de semelle ainsi qu’à la semelle intermédiaire de sa chaussure. De fait, la Peregrine 16 gagne autant en adhérence qu’en amorti, ce qui lui permet de devenir encore plus complète que les versions antérieures! Elle s’affirme comme une bonne option pour les athlètes en quête d’une chaussure leur offrant du dynamisme, mais qui ne souhaitent pas renoncer à un minimum de soutien. La chaussure a surtout l’avantage d’être assez tout terrains et de pouvoir s’aventurer dans à peu près n’importe quel type de contextes! On regrettera tout de même que l’arrivée du Vibram soit un peu en trompe l’œil car les chaussures s’avèrent assez peu à l’aise sur les sols gras… Le composé Vibram Megagrip a tout de même permis à l’outsole de la chaussure de gagner en durabilité, de quoi permettre de justifier l’augmentation du prix du modèle de 10 euros!  

En Résumé

Drop: 4 mm
Poids: 271/239 g
Hauteur Talon: 32 mm
Fit: Standard
Catégorie: Polyvalentes

Version Goretex: Oui
Usages: Courtes & Moyennes Distances/ Terrains Peu
à Très Techniques (Compacts & Meubles).
Types de Pieds: Fins à Standards
Poids Athlètes: Légers à (un peu) Lourds
Rythmes: Rapides à Intermédiaires
Type(s) de Pratiques: Les Sorties Intenses & les Rythmes « Tempos » à l’Entrainement/ Des Trails Courts jusqu’aux Formats Intermédiaires (60 km environ) en Compétitions/ Les Pistes Carrossables, les Terrains Vallonnés, les Sous-Bois, jusqu’aux Sentiers assez Techniques en Montagne
.
Points Forts:1°) Le Compromis entre le bon Dynamisme & le Minimum de Soutien
2°) L’Amélioration du Grip sur les Surfaces Dures/Rocailleuses
3°) Le Midsole qui propose un bon Equilibre entre Confort/Moelleux & Economie Musculaire
4°) La Semelle Externe qui devient plus Durable/ne se Fissure Plus
5°) La Tige qui propose un bon Compromis entre Maintien & Liberté de Mouvement des Pieds

6°) L’Assez Grande Polyvalence sur le Plan des terrains (du Roulant à la Montagne)
7°) Les Qualités de Respirabilité/Drainage de l’Empeigne (malgré son Epaisseur)
Points Faibles:1°) L’Accroche assez Limitée sur Sols Gras/Boueux (malgré l’arrivée du Vibram)
2°) Le Creux dans l’Outsole qui Induit un peu d’Instabilité sur les Racines/Roches
) Un Coussin un peu Instable & pas très Adapté aux Supinateurs/Pronateurs

4°) La légère Perte en Sensations du Sol (par rapport aux versions précédentes)

Sommaire

1°) Des Profils de Semelle un peu plus Elevés & une Mousse encore plus Douce 

2°) La Chaussure gagne en Accroche… mais pas sur tous les Types de Sols! 

3°) La Tige: Rembourrée, Structurée & Durable

4°) Où se les Procurer?

Des Profils de Semelle un peu plus Elevés & une Mousse encore plus Douce 

Un des principaux changements opérés par Saucony par rapport à la Peregrine 15 concerne l’augmentation des profils de semelle. Le stack des chaussures a en effet été élevé de 4 mm, ce qui fait qu’il est désormais de 32 mm au niveau du talon. Le stack s’établit par ailleurs à 28 mm à l’avant-pied, ce qui signifie que le drop traditionnel du modèle de 4 mm a été conservé. Malgré l’élévation de ses profils, la Peregrine 16 n’en demeure pas moins le modèle le plus minimaliste de la collection trail de la marque américaine: elle est en effet moins haute qu’une Ride TR2 (35 mm) et bien évidemment qu’une Xodus Ultra 4 (36 mm)! Cette augmentation de l’épaisseur de semelle s’explique par les changements apportés au niveau du midsole: les développeurs produits ont en effet choisi de continuer à s’appuyer sur le PWRRUN, une mousse à base d’EVA développée par la marque américaine. A noter toutefois que cette version 16 du modèle est équipée de la toute dernière génération du composé qui est un peu moins dense et donc plus souple que les précédentes! Le composé est devenu en même temps un peu plus épais que sur la Peregrine 15. La marque a opéré ces changements dans le but d’apporter à la fois plus de confort et de protection aux pieds des athlètes. Le PWRRUN est par ailleurs toujours complété par la PWRRUN+, une semelle de propreté assez épaisse qui va elle aussi apporter de la douceur sous la voûte plantaire. Au rayon des changements, on soulignera également le fait que les profils de semelle sont devenus un poil plus agressifs comparés à ceux de la version 15: l’incurvation de la semelle devient en effet un peu plus prononcée, aussi bien à l’avant qu’à l’arrière. En revanche, la base de semelle continue d’être assez fine: elle l’est en tout cas bien plus que celle assez imposante des Xodus Ultra 4!  

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Sur le terrain, on retrouve grosso modo les sensations procurées par les anciennes versions du modèle (les Peregrine 14 et 15): le coussin a la particularité d’être assez moelleux tout en proposant pas mal de réactivité. La voûte plantaire a en effet tendance à un peu s’enfoncer dans le coussin, tout en étant assez facilement projetée vers l’avant. Le midsole est tout de même un peu plus ferme que ce que propose une Kiprun MT Cushion 2 par exemple! La différence par rapport aux Peregrine 15 tient au fait que les sensations sont devenues un poil plus maximalistes: j’ai en effet trouvé que les pieds étaient un peu plus coupés du sol, en particulier à l’avant. En même temps, l’épaissement de la semelle intermédiaire permet désormais d’un peu mieux “filtrer” le terrain au cours de la foulée, ce qui permet d’apporter un peu plus d’économie musculaire au fil des kilomètres. La contrepartie, c’est que le coussin est devenu un peu plus instable que sur les anciennes versions: les pieds sont en effet un peu projetés soit à droite soit à gauche durant la foulée, ce qui amène nécessairement un peu d’inconfort. En conséquence, il s’agit d’un modèle que je déconseillerais aux athlètes caractérisés par une dissymétrie dans leur foulée, en l’occurrence qui sont soit supinateurs, soit pronateurs. Le défaut est tout de même moins prononcé que sur la Xodus Ultra 4! Globalement, les Peregrine 16 offrent un bon équilibre entre un assez gros dynamisme et un minimum de soutien: elles rappellent beaucoup des Hoka Torrent 4, des Nike Kiger 10 ou encore des Salomon Pulsar dans leur capacité à courir sur des rythmes actifs tout en proposant du confort. On retrouve également un peu des sensations des Kiprun MT Cushion 2… mais sans doute que le coussin des Peregrine 16 est le plus abouti de ces quatre modèles: il propose en effet un bon compromis entre du moelleux et la présence d’un minimum de filtres terrains

D’ailleurs, comme ces autres modèles, la chaussure de Saucony a l’avantage d’être assez polyvalente sur le plan des allures: elle sera en effet aussi à l’aise sur des rythmes actifs que plus intermédiaires. Son drop faible, combiné à ses profils de semelle assez agressifs, la rend par exemple particulièrement adaptée à une attaque au niveau de l’avant pied! Sa légèreté joue bien évidemment pas mal à ce niveau: annoncée à 271 grammes en taille 42, la Peregrine 16 constitue tout simplement la chaussure trail de la marque la plus légère. On ressentira tout de même beaucoup moins de dynamisme qu’en portant des chaussures bien plus minimalistes sur le marché, telles que des Salomon S/Lab Pulsar, des Scott Supertrac RC 3 ou des Kiprun Race Light qui lui rendent parfois plus de 30 grammes sur la balance! Les chaussures de Saucony proposeront de fait moins de réactivité sous le pied comparativement à ces modèles. En réalité, les Peregrine 16 ne sont pas des chaussures véritablement typées trails courts. Elles constituent plutôt un modèle destiné aux trails intermédiaires ou encore aux allures tempos. En compétition, elles exprimeront leur plein potentiel sur des épreuves autour de 30 à 60 km. Les athlètes pourront bien évidemment les utiliser sur des distances inférieures, en particulier du côté de celles et ceux qui ne veulent pas renoncer à un minimum de soutien durant l’effort. Les Peregrine 16 constitueront par exemple une bonne option pour les gabarits intermédiaires, voire un peu lourds, qui ne sont pas à l’aise dans les chaussures très minimalistes. Je la conseillerais également à celles et ceux qui recherchent une chaussure assez dynamique mais pas trop exigeante musculairement, en particulier pour leurs entrainements. En revanche, il faudra avoir un minimum de pied et les chevilles musclées pour prétendre les utiliser sur du long:  leur drop de 4 est en effet assez limitant dans ce domaine et rend une attaque au niveau du talon assez peu adaptée. J’ai également trouvé qu’il avait tendance à engendrer pas mal de fatigue musculaire au niveau du tendon d’achille et des mollets au fil des heures… Il faudra donc éviter de les utiliser sur des sorties de plusieurs heures!   

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La Chaussure gagne en Accroche… mais pas sur tous les Types de Sols! 

La semelle extérieure constitue la partie de la chaussure qui a fait l’objet de la plus grande rénovation et donc qui est la plus au centre des attentions. Saucony a tout simplement décidé d’abandonner son propre composé PWRTRAC pour équiper sa chaussure d’une prestigieuse semelle Vibram Megagrip. La marque italienne a donc choisi d’étendre son partenariat avec Vibram puisque les Xodus Ultra 4 – qui sont sorties quelques mois plus tôt – sont elles aussi passées sur du Megagrip! Les concepteurs de la chaussure n’ont pas fait dans la demi-mesure puisqu’ils ont également choisi d’équiper l’outsole de leurs chaussures de la technologie Traction Lug, des micro-aspérités dessinées à la surface des crampons qui vont permettre d’en améliorer le grip dans les conditions humides. La configuration des crampons a en revanche un peu changé par rapport aux Peregrine 15: ils sont toujours dessinés en forme de chevrons mais leur proéminence a un peu diminué: leur épaisseur est en effet passée de 5 à 4 mmSaucony a par ailleurs choisi de dessiner une sorte de creux sur la partie centrale de la semelle, pour faciliter l’évacuation des débris entre les crampons! En conséquence, les Peregrine 16 continuent d’être des chaussures aux qualités d’accroche assez polyvalentes. Je les ai tout de même trouvées un peu plus à l’aise sur les sols durs que meubles! Concrètement, ce sera sur les pistes dures et lisses que les chaussures de Saucony seront les plus à l’aise: leur grande flexibilité, combinée à leurs profils de semelle assez incurvés, leur permet de dérouler une foulée assez fluide dans ce genre de contextes assez roulants. De la même façon, j’ai apprécié emmener les Peregrine 16 sur des terrains un peu plus rocailleux: l’arrivée du Vibram Megagrip a clairement permis d’améliorer leur adhérence sur ce type de sol, même lorsque les conditions deviennent humides! J’ai en revanche trouvé que le gros creux au milieu de la semelle induisait parfois un peu d’instabilité, en particulier sur les sentiers parsemés de racines ou cailloux… Et, malheureusement, le problème devient encore plus criant dans les descentes!

A l’opposé, les athlètes pourront bien évidemment utiliser les chaussures de Saucony sur des sols plus décomposés, que ce soit en sous-bois ou en alpages… même si j’ai été un peu déçu de leurs qualités d’accroche dans ce genre de contextes! Leur outsole leur offre en effet une assez bonne emprise au sol lorsque les terrains sont secs. En revanche, il montre plus facilement ses limites dès que les sols deviennent humides et gras. L’avant de la chaussure manque par exemple d’un peu de traction dans les grosses montées boueuses ou sur sols sablonneux. Mais c’est sans doute dans les gros dévers gras et décomposés que la Peregrine 16 est la plus décevante. La chaussure a même un peu perdu en accroche dans ce genre de contextes par rapport à la Peregrine 15! Bref, l’arrivée du Vibram a permis d’améliorer le grip sur sols durs, mais pas vraiment sur les sols gras… Les Peregrine 16 n’en demeurent pas moins des chaussures particulièrement à l’aise dans les contextes accidentés: j’ai par exemple apprécié leur agilité dans les monotraces assez techniques. Leur pose du pied est par ailleurs toujours assez précise au milieu des obstacles, grâce à leur gabarit assez fin. Les chaussures offrent enfin de bonnes qualités de protection: leur tige assez rembourrée forme en effet une barrière de protection assez efficace pour la partie supérieure des pieds. Mais l’épaississement de la semelle intermédiaire a également permis de mieux mettre à l’abri la voûte plantaire des aspérités (roches, racines…) du sol. Autant dire qu’on ne rencontrera aucune difficulté à utiliser les Peregrine 16 en montagne, même dans des sections accidentées! A noter enfin que l’arrivée du composé en Vibram a permis de corriger les soucis de durabilité de la semelle externe: les crampons usés et les fissures auxquels on s’était habitués sur les versions antérieures de la chaussure ne sont plus qu’un mauvais souvenir!     

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La Tige: Rembourrée, Structurée & Durable 

La partie supérieure des chaussures a elle aussi été partiellement redessinée. Saucony a tout d’abord opté pour un nouveau mesh en matière synthétique, qui est annoncé comme étant plus durable et respirant que celui qui était utilisé sur la version 15. Son maillage devient également un peu plus dense, dans l’idée d’offrir un peu plus de structure à l’upper. Le mesh est par ailleurs complété par des rembourrages relativement nombreux, en particulier à l’arrière, ce qui donne cet aspect assez épais à l’empeigne. En tout cas, ce n’est pas vraiment la norme pour un modèle qui est plutôt orienté formats courts! Les éléments en plastique ont également été remodelés: ils sont désormais un peu plus nombreux au niveau du midfoot où les logos de la marque vont apporter pas mal de structure. A l’arrière, les contreforts sont particulièrement rigides, ce qui va permettre de donner beaucoup de châssis au niveau du talon. La languette demeure en revanche inchangée et continue d’être relativement épaisse. A noter que, sur sa partie avant, le petit anneau en forme de D qui fait office d’attache guêtre a lui aussi été conservé. En dépit de ces changements, les sensations sont sensiblement identiques à celles des précédentes versions du modèle: les pieds sont particulièrement bien enveloppés par les tissus et ce à tous les endroits. Les nombreux inserts en mousse apportent en particulier pas mal de confort, notamment à l’arrière. A cet égard, j’ai trouvé que le talon était particulièrement bien verrouillé durant la foulée! Le midfoot et la partie avant du pied disposent quant à eux d’un peu plus de liberté d’action, mais sans non plus “nager” à l’intérieur, loin de là. J’ai surtout apprécié que les tissus soient particulièrement flexibles et s’adaptent très bien aux mouvements du pied durant la foulée. Au final, la tige n’est ni trop rigide, ni trop souple, ce qui fait que le compromis est franchement bon!

En revanche, l’empeigne des Peregrine 16 a pas mal gagné en qualités de respirabilité par rapport à celle de la version 15. L’arrivée du mesh synthétique a clairement permis d’améliorer ses qualités de drainage: les tissus ne s’imbibent plus d’eau lorsqu’on traverse des ruisseaux ou des flaques, ce qui leur permet de sécher plus rapidement. Globalement, j’ai trouvé que la tige était assez respirante, en tout cas bien plus que celle des Xodus Ultra 4, ce qui permettra d’utiliser les chaussures aussi bien en périodes estivales qu’hivernales. Les qualités de durabilité ne sont pas en reste: le mesh résiste franchement bien aux coups et aux déchirures, même lorsqu’on frotte sur des roches assez abrasives. Il n’y a par ailleurs pas de traces qui se sont formées au niveau des plis, ce qui est toujours de bon augure sur le long terme. J’ai seulement constaté quelques effacements de peintures sur les bords externes de la semelle intermédiaire… mais il s’agit simplement d’un désagrément d’ordre esthétique. Quant au chaussant des Peregrine 16, il s’inscrit dans la continuité des versions antérieures: il est de forme assez standard, en particulier au niveau du médio pied et du talon. A l’avant, la toe box est tout de même un poil plus spacieuse, notamment en hauteur. Elle est tout de même loin d’être généreuse, en particulier sur les côtés. Concrètement, il s’agit d’un fit qui conviendra préférentiellement aux pieds standards et assez fins!   

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Hommes

Drop: 4 mm
Poids: 271 g
Hauteur Talon: 32 mm
Fit: Standard
Catégorie: Polyvalentes

Version Goretex: Oui
Usages: Courtes & Moyennes Distances/ Terrains Peu à Très Techniques (Compacts & Meubles).
Prix: 160 euros




Femmes

Drop: 4 mm
Poids: 239 g
Hauteur Talon: 32 mm
Fit: Standard
Catégorie: Polyvalentes

Version Goretex: Oui
Usages: Courtes & Moyennes Distances/Terrains Peu à Très Techniques (Compacts & Meubles).
Prix: 160 euros