Test des Salomon S/Lab Pulsar 4 


Salomon vient de sortir durant l’été 2025 la 4ème version de la S/Lab Pulsar, son modèle trail le plus orienté pour la performance sur les formats courts. La couleur rouge caractéristique de la version 3 a été conservée. L’association avec la couleur blanche fait même pas mal écho à l’ancienne Pulsar 2 Hard Ground! Mais les apparences sont en réalité trompeuses car les changements sont assez radicaux par rapport aux anciennes versions: la S/Lab Pulsar version 2025 prend en effet de l’épaisseur et devient un peu plus maximaliste. Elle demeure toujours le modèle le plus dynamique de la gamme trail de Salomon mais elle perd un peu en radicalité et en sensations du terrain… Son fit s’élargit par ailleurs légèrement, pour gagner en liberté du pied, mais le modèle perd en même temps un peu en accroche. Qu’on se le dise, la Pulsar 4 a très peu à voir avec la Pulsar 3… qui était pourtant une chaussure particulièrement aboutie sur un plan technique! Au travers de cette nouvelle édition, l’équipe S/Lab de la marque annecienne a en réalité cherché à rendre la Pulsar un peu plus confortable et moins élitiste, sans doute dans l’idée de conquérir un tout nouveau public… au risque de complétement dénaturer la chaussure et de déstabiliser les inconditionnels du modèle? Au final, cette nouvelle Pulsar n’est ni meilleure, ni moins bonne que les anciennes versions: elle est tout simplement différente!  

En Résumé

Drop: 6 mm
Poids: 250 g
Hauteur Talon: 34 mm
Fit: Standard
Tige: Matryx
Catégorie: Trails Courts
Usages: Distances Courtes & Moyennes/ Sentiers Peu à Moyennement
Techniques (Compacts)

Types de Pieds: Fins à Standards
Poids Athlètes: Légers à Intermédiaires
Rythmes: (Très) Rapides à Intermédiaires
Type(s) de Pratiques: Les Séances Rapides & Intenses jusqu’aux Sorties « Tempos » à l’Entrainement/ Des Trails (très) Courts (dès 10 km, KV…) jusqu’aux Formats Intermédiaires (vers 60 km) en Compétitions/ Le Roulant, le Vallonné jusqu’aux Sentiers Moyennement Techniques en Montagne.
Points Forts:1°) Le Fit qui s’Ouvre un Peu & devient moins Contraignant/
Inconfortable pour les Pieds !
2°) Les Gains en Matière d’Amorti, mais Sans Renoncer au Dynamisme
3°) La Conservation des Qualités d’Agilité & de Stabilité (Malgré l’Elévation des Profils)
4°) La nouvelle Polyvalence sur le Plan de Distances (du très Court jusqu’à 60 km)
5°) La très Bonne Durabilité de la Chaussure (notamment au niveau de la Tige)

6°) Une Chaussure qui devient Beaucoup plus Facile à Enfiler!
7°) La Fluidité de la Foulée sur les Terrains Durs & Lisses
Points Faibles:1°) La Perte en Qualités d’Accroche sur Sols Meubles & Gras (par rapport aux Pulsar 3)
2°) Une Chaussure qui devient un peu Moins « Rapide » & Légère que les anciennes Versions
3°) Le Contact avec le Sol & les Sensations en Provenance du Terrain qui Disparaissent un Peu
4°) La Disparition de la Mini Guêtre & l’Intrusion de Quelques Débris/Poussières

Sommaire

1°) Les Profils de Semelle s’Élèvent & la Semelle Intermédiaire Comporte Désormais une Double Densité

2°) Une Chaussure qui Perd un peu en Accroche sur Terrains Meubles & Gras

3°) Le Fit s’Ouvre un Peu… mais il y a toujours autant de Maintien!

4°) Où se les Procurer?

Les Profils de Semelle s’Élèvent & la Semelle Intermédiaire Comporte Désormais une Double Densité 

Les Pulsar ont longtemps été considérées comme des chaussures hyper minimalistes, et ce dès la sortie de la première version de la chaussure… du temps où Kilian Jornet appartenait encore à la team Salomon! Et bien cette époque est définitivement révolue: les S/Lab Pulsar version 2025 voient en effet leurs profils assez nettement s’élever pour s’établir dans la moyenne plutôt haute au sein de la gamme trail de la marque annecienne. C’est bien simple, le stack au niveau du talon a été rehaussé de pas moins de 10 mm par rapport aux Pulsar 3 pour désormais s’établir à 34 mm. Concrètement, le stack des Pulsar 4 devient équivalent à celui des S/Lab Genesis! Leur traditionnel drop intermédiaire de 6 mm a par contre été conservé. Cette élévation des profils s’explique en réalité par les changements qui ont été apportés au niveau de la semelle intermédiaire. Cette dernière comporte désormais une double densité de mousse: tout en bas du midsole figure l’OptiFoam (en blanc), une mousse en EVA assez classique qui jouera essentiellement un rôle d’amortissant de la foulée; elle est complétée par l’OptiFoam + (en rouge), un composé un peu plus ferme, qui se situe à l’inverse sur la partie supérieure de la semelle intermédiaire. Associant de l’EVA à du Peba, l’OptiFoam + va de son côté davantage apporter de la réactivité à la foulée. Le changement est en tout cas assez radical vis-à-vis des S/Lab Pulsar 3 dont le midsole ne comportait qu’une seule couche d’Energy Foam… Autre évolution majeure par rapport à la précédente version, on remarque que les profils de semelle des Pulsar 4 deviennent un peu moins agressifs. Les incurvations de la semelle sont en effet un peu moins prononcées, en particulier à l’arrière… Le rocker continue tout de même d’être assez accentué à l’avant. Par contre, Salomon est parvenu à conserver une base de semelle particulièrement fine, et ce malgré l’élévation des profils de la semelle de sa chaussure! 

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Sur le terrain, les sensations sont logiquement assez distinctes par rapport ce que proposaient les S/Lab Pulsar 3. Le changement apparait même un poil radical car on ressent beaucoup plus de matière sous les pieds. Le coussin est en effet devenu beaucoup plus épais, que ce soit au niveau du médio pied que du talon. Pour les personnes qui – comme moi  –  ont porté et abondamment utilisé les versions successives des Pulsar, les sensations sont même assez étranges: d’un côté, on gagne pas mal en soutien et en amorti sous la voûte plantaire, mais de l’autre on perd un peu en proximité avec le sol et en perception du terrain. Les sensations deviennent de fait beaucoup moins minimalistes: on ressent même assez peu les aspérités du sol (trous, racines…) lors de la foulée, notamment au niveau du talon. En réalité, le tour de force des concepteurs de la chaussure est de lui avoir permis de gagner en amorti, mais tout en conservant des qualités de dynamisme qui se situent nettement au-dessus de la moyenne. Alors, soyons honnête, les nouvelles Pulsar ont tout de même un peu perdu dans ce domaine… mais le contraire aurait été étonnant compte tenu des changements qui ont été apportés. On ressent toujours autant de renvoi d’énergie directement sous le pied mais l’alourdissement de la chaussure fait que la foulée perd assez logiquement en vitesse. Le modèle a tout simplement pris près de 45 grammes entre les deux versions – passant de 206 à près de 250 grammes – ce qui a nécessairement des répercussions en termes de dynamisme! J’ai également trouvé que la foulée de la Pulsar 4 était devenue un peu moins agressive: alors que la Pulsar 3 favorisait une attaque de foulée sur l’avant pied, la version 4 privilégie davantage une pose au niveau du médio pied, si ce n’est parfois au niveau du talon. Et là aussi cela constitue une sorte de révolution… On a également un peu perdu la fameuse sensation de mouvement de bascule qui était si typique des anciennes Pulsar. Le seul élément de continuité tient au fait que le toucher continue d’être assez ferme, voire compact… ce qui rassurera les inconditionnels des chaussures de la marque! 

En conséquence, les S/Lab Pulsar 4 deviennent des chaussures beaucoup plus polyvalentes sur le plan des rythmes de course et des distances. Là où la version 3 était uniquement destinée à du court – voir à du très court -, les Pulsar 4 deviennent des chaussures capables de s’aventurer sur des formats intermédiaires. Concrètement, les Salomon Pulsar 4 sont un modèle dont le barycentre s’établit désormais plutôt autour du marathon. Mais on pourra assurément emmener les chaussures un peu au-delà: je pense que cette nouvelle version pourra sans souci accompagner certains coureurs jusqu’à des formats autour de 60 km. On a d’ailleurs pu apercevoir des athlètes comme Caitlin Fielder (lorsqu’elle faisait encore partie de la team Salomon) les porter l’année dernière lors de sa victoire sur le 80 km des Templiers! Il faudra tout de même disposer de pas mal de “pied” et de cuisses assez musclées pour pouvoir les pousser jusqu’à cette distance… Car, malgré l’élévation de leurs profils, les Pulsar 4 sont toujours aussi adaptées à du court: elles continuent de se définir comme le modèle de chez Salomon le plus adapté aux séances intenses (fractionnés, séances de côtes…) à l’entrainement ou encore aux formats très courts et rapides en compétition. Il n’y a franchement pas mieux au sein de la gamme annecienne pour des épreuves autour de 20-30 km, ou encore les KV. Bref, pour résumer, c’est une chaussure qui devient autant à l’aise pour des séances très intenses que pour des rythmes un peu plus “tempos”. À voir tout de même si les inconditionnels des modèles hyper minimalistes ne vont pas être tentés de changer de crèmerie et lui préférer des modèles beaucoup plus légers et dynamiques (comme des Scott Supertrac RC 3, des Scarpa Spin Race ou encore des Nnormal Kjerag 2)!? 

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Une Chaussure qui Perd un peu en Accroche sur Terrains Meubles & Gras 

Au niveau de la semelle exterieure, Salomon n’a bien évidemment pas dérogé à sa tradition et a choisi de continuer à s’appuyer sur son propre composé: le All Terrain Contagrip. La configuration des crampons a par contre été assez nettement remaniée par rapport aux S/Lab Pulsar 3. Leur proéminence a été un peu réduite puisqu’ils ne sont désormais épais que de 3,5 mm (contre 4,5 mm sur la version 3). Les crampons continuent par ailleurs d’être dessinés en forme de chevrons mais on observe tout de même qu’ils sont devenus à la fois moins agressifs et moins densément répartis sur toute la surface de l’outsole. En conséquence, les S/Lab Pulsar 4 ont un peu perdu en polyvalence sur le plan de l’accroche: elles deviennent des chaussures qui sont beaucoup plus à l’aise sur les sols durs et compacts que sur ceux de nature plus meubles. Pour être tout à fait précis, cette nouvelle génération des Pulsar continue d’être capable d’évoluer sur des sentiers terreux typiques des sous-bois… mais à condition que les conditions météorologiques demeurent sèches. Les chaussures commencent en effet à montrer quelques limites dès lors que les terrains deviennent gras et boueux, en particulier dans le dénivelé: j’ai par exemple trouvé qu’on perdait pas mal en assurance et en emprise au sol dans les grosses descentes boueuses. Mais j’ai également été un peu déçu du comportement de l’outsole sur les sols plus sablonneux, terrains où on ressent clairement un manque de traction… Par contre, les sensations sont vraiment excellentes sur les terrains plus compacts: le déroulé de la foulée est par exemple hyper fluide sur les pistes battues et lisses. Le grip de l’outsole demeure par ailleurs toujours assez bon –sans être excellent – sur les sols plus rocailleux, ce qui amène un minimum de sécurité lorsqu’on évolue en montagne. Il n’en reste pas moins que la chaussure a clairement perdu en accroche par rapport aux Pulsar 3 sur sols meubles/gras et devient de fait un peu moins adaptées aux conditions humides et hivernales, notamment en sous-bois. Espérons donc que Salomon a prévu de sortir dans les prochains mois un modèle qui soit adapté à ce genre de contextes et de terrains (une sorte de S/Lab Cross 3 ou de S/Lab Supercross?)! 

En dépit de cette perte sur le plan de l’accroche, cette nouvelle version des Pulsar continue de pouvoir évoluer sur une assez grande diversité de terrains. On l’a dit, c’est un modèle qui offrira tout son potentiel dans les contextes assez roulants, notamment sur les pistes assez larges et plates. Néanmoins, la chaussure demeure capable de s’aventurer dans des monotraces un peu plus techniques lorsque besoin: ses concepteurs ont en effet réussi à lui conserver ses qualités de souplesse… ce qui constitue un petit exploit compte tenu de l’élévation de ses profils. La Pulsar 4 continue ainsi à être une chaussure particulièrement agile, qui parvient à assez bien s’adapter aux irrégularités du terrain (racines, roches…). La partie avant de la chaussure se plie par exemple très bien, ce qui évite la survenue de tensions sur le devant du pied lorsqu’on court dans du technique. J’ai par ailleurs trouvé la pose du pied toujours aussi précise au milieu des obstacles, ce qui a toujours été une marque de fabrique du modèle. Bref, c’est  un vrai régal lorsqu’on évolue dans des singles un peu sinueux et accidentés! L’autre tour de force des concepteurs de la chaussure est d’être parvenus à lui conserver ses qualités de stabilité: la Pulsar 3 avait pas mal progressé dans ce domaine par rapport aux anciennes versions et –heureusement – la version 4 a réussi à conserver ces points forts. Pour ce faire, Salomon a choisi de s’appuyer sur sa technologie Active Chassis, qu’on retrouve sur bien d’autres de ses modèles trail. Ici, l’Active Chassis prend la forme de deux grosses bandes blanches (en forme d’ailerons) qui viennent se situer sur la partie centrale de la tige. Assez denses et rigides, elles apportent de l’équilibre latéral à la foulée: la pose du pied est  de fait assez stable au niveau du talon, et ce même lorsqu’on évolue sur des terrains instables! L’autre atout de l’Active Chassis est de constituer une barrière de protection assez efficace pour les parois latérales des pieds, notamment autour des malléoles. Dans ce domaine, elle fait par exemple bien mieux que les Pulsar 3!

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Le Fit s’Ouvre un Peu… mais il y a toujours autant de Maintien! 

De nombreux changements ont également été apportés par la marque au niveau de la partie supérieure de la chaussure. Ils concernent moins les matériaux utilisés que le chaussant du modèle. Au niveau des composés, Salomon a sans surprises choisi de continuer sa collaboration avec l’entreprise Chamatex. Comme toutes les anciennes versions, les S/Lab Pulsar 4 sont donc équipées d’un célèbre composé en Matryx. On retrouve par ailleurs les fameux fils en Kevlar (en jaune), qui vont apporter encore plus de durabilité à la tige, notamment aux endroits les plus sensibles (plis à l’avant, coque talon…). Par contre, la grosse nouveauté, c’est que Salomon a choisi d’en finir avec la tige en unibody: concrètement, la S/Lab Pulsar 4 est la première version de la chaussure dont la languette et les parois latérales ne sont pas collées et thermosoudées entre elles. L’empeigne devient ainsi beaucoup plus classique. Ce choix s’inscrit dans la volonté des concepteurs de la chaussure de rendre cette nouvelle version de la Pulsar plus confortable: la tige “colle” en effet beaucoup moins aux pieds et le fit apparaît un peu plus ouvert que sur les anciennes versions de la chaussure. La sensation d’oppression du pied disparait ainsi largement, en particulier autour de la cheville (releveurs, sous les malléoles…)…  ce qui a toujours constitué un défaut rédhibitoire pour pas mal d’athlètes. J’ai pour ma part surtout apprécié que la chaussure soit devenue beaucoup plus simple et rapide à enfiler: la disparition de la mini-guêtre permet par exemple de plus facilement passer le talon. Concrètement, il n’est plus nécessaire de recourir à un chausse pied… et on ne peut que s’en réjouir!  

Globalement, j’ai trouvé que le fit des Pulsar 4 s’était un peu élargi: on est passé d’un taillant sérré à un peu plus standard. C’est en particulier le cas sur la partie avant de la chaussure: la toe box offre par exemple un peu plus de volume, sans non plus devenir trop généreuse… loin de là. Elle continue par exemple de manquer de hauteur, ce qui fait que les orteils ont tendance à un peu frotter avec les tissus dans les grosses descentes. Le médio pied devient également un peu plus évasé: en tout cas, on ressent un peu plus d’espace et de liberté d’action à cet endroit durant la foulée. Finalement, il n’y a que la coque talonnière qui a conservé sa forme assez fine : le talon continue donc d’être assez sérré à l’intérieur, ce qui peut d’ailleurs provoquer quelques frictions au niveau des malléoles dans les sections les plus techniques… Le changement est tout de même là: les nouvelles Pulsar ne sont plus des chaussures uniquement destinées aux pieds fins. Qui plus est, en dépit de l’élargissement de leur chaussant, les Pulsar 4 continuent d’offrir de très bonnes qualités de maintien: les pieds sont en effet très bien enveloppés durant la foulée, et ce à tous les endroits (avant, dessus du pied, arrière…). La tige légèrement montante permet par ailleurs de venir un peu structurer le bas de la cheville durant la foulée. Par contre, la disparition de la mini guêtre laisse désormais entrer pas mal de débris (poussière, terre…) à l’intérieur de la chaussure, et apparait donc assez regrettable. Mais il s’agit de l’un des seuls défauts de l’empeigne des Pulsar 4. Sans surprises, le composé en Matryx apporte de nombreuses qualités sur le plan de la durabilité. Je n’ai même constaté aucune trace d’usure à ce niveau durant le test, si ce n’est légèrement au niveau du col. L’upper des chaussures s’avère enfin très respirant et aéré : en tout cas, les tissus parviennent à très facilement évacuer la transpiration et l’humidité, même par temps de fortes chaleurs.  Bref, sans surprise, on sent la qualité propre aux modèles S/Lab

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Hommes & Femmes

Drop: 6 mm
Poids: 250 g
Hauteur Talon: 34 mm
Fit: Standard
Tige: Matryx
Catégorie: Trails Courts
Usages: Distances Courtes & Moyennes/ Sentiers Peu à Moyennement
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Prix: 220 euros