Test des Raidlight Ultra Max 


Raidlight est beaucoup plus connue pour ses sacs de portage ou encore ses vestes imperméables que pour ses chaussures de trail. Pourtant, la marque implantée en Chartreuse a depuis de nombreuses années confectionné ses propres modèles de chaussures dédiées à la course à pied. A l’heure actuelle, Raidlight commercialise pas moins de trois modèles de chaussures: les Dynamic 3 – orientées trails courts – et les Ascendo – plus  polyvalentes – complètent en effet la Ultra Max… une chaussure qui – comme son nom l’indique – est plutôt destinée aux trails longs et aux ultras! L’Ultra Max n’a pas grand chose à voir avec l’Ultra 4, le modèle qu’elle remplace: la marque iséroise a en effet entamé un virage à 360 degrés en dessinant un modèle un peu plus minimaliste, qui privilégie désormais les qualités d’absorption des chocs à celles de rebond. Raidlight a également choisi d’élargir son partenariat avec Vibram et d’équiper sa chaussure d’un prestigieux composé Megagrip. Et le pari est clairement réussi: l’Ultra Max est bien plus qualitative que l’Ultra 4. Elle prend le contrepied de la tendance actuelle au maximalisme et choisit à l’inverse d’offrir unbon compromis entre soutien et sensation du sol. La chaussure de Raidlight a par ailleurs l’avantage d’être particulièrement polyvalente sur le plan des terrains, car aussi bien à l’aise en montagne que sur des terrains plus roulants. Le revers de la médaille tient au fait que les Ultra Max apparaissent assez exigeantes musculairement et donc élitistes… notamment pour du très long. En somme, elles ne sont pas vraiment dessinées pour des gros ultras. Elles s’apparentent en réalité beaucoup à des La Sportiva Prodigio 2 au regard de leur tige haute et de leur souplesse… à la différence qu’elles ne sont pas équipées de mousse à l’azote!  

En Résumé

Drop: 6 mm
Poids: 280 g
Hauteur Talon: 30 mm
Fit: Un Peu Large

Catégorie: Ultras & Longues Distances
Usages: Sentiers Peu à Très Techniques (Compacts & Meubles)

Types de Pieds: Standards à Larges
Poids Athlètes: Légers à Intermédiaires
Rythmes: Intermédiaires à Lents
Type(s) de Pratiques: Les Sorties assez Actives, en Endurance Fondamentale & les Rando-Courses à l’Entrainement/ des Trails Intermédiaires (40-50 km) jusqu’aux petits Ultras (90-100 Km) en Compétitions / Les Pistes Carrossables (Plaine, Vallonné), les Monotraces en Sous-Bois & en Montagne, les Terrains Alpins.
Points Forts:1°) Le bon Compromis entre les Qualités de Soutien & Sensations du Terrain
2°) La Polyvalence sur le plan des Terrains (du relativement Roulant aux Terrains Alpins)
3°) L‘Equilibre entre Confort (Moelleux) & Filtres Terrains (Fermeté) au niveau du Midsole
4°) La Bonne Adaptation aux Contraintes du Terrain (Flexibilité, Agilité, Souplesse de l’Outsole…)
5°) Le bon Grip sur Sols Compacts & Rocailleux

6°) La bonne Stabilité (de la part d’un Modèle orienté Trails Longs)
7°) Le Compromis entre Qualités de Maintien & Liberté des Pieds

8°) La Protection Complète des Pieds (Orteils, Tendon d’Achille…)
Points Faibles:1°) Une Chaussure assez Exigeante Musculairement sur le Long
2°) L’Accroche Limitée sur Sols Gras, Boueux & Sablonneux
) Des Frottements Potentiels sur le Haut du Tendon d’Achille dans les Descentes
4°) Quelques Traces d’Usure au niveau des Plis à l’Avant

5°) Le Confort Limité du Chausson (de la part d’un Modèle orienté Trails Longs)

Sommaire

Un Midsole qui Propose une Bon Equilibre entre Soutien & Sensations du Sol

Du Roulant aux Terrains Alpins: Une Chaussure à l’Aise sur un Large Spectre de Terrains

Une Tige Montante qui Verrouille bien le Pied

Où se les Procurer?

Un Midsole qui Propose une Bon Equilibre entre Soutien & Sensations du Sol 

Les Ultra Max disposent de profils de semelle assez bas, en tout cas en comparaison des autres modèles orientés trails longs et ultras sur le marché. Leur stack au niveau du talon s’établit en effet à seulement 30 mm. Il est par ailleurs de 24 mm à l’avant pied, la différence entre les deux valeurs donnant ainsi un drop de 6 mm. On est donc très loin des caractéristiques des autres modèles maximalistes qui dominent le marché actuel des chaussures pour ultras, que ce soit par exemple les Hoka Mafate 5 (stack de 44 mm), les Salomon S/Lab Ultra Glide 2 (41 mm) ou encore les Asics Trabuco Max 5 (37,5 mm). Les chaussures de Raidlight se distinguent également de ces modèles aux gabarits imposants par leur plateforme assez fine: leur base de semelle est par exemple assez mince – que ce soit à l’avant ou au talon – et s’apparente davantage à celles d’une Salomon Genesis ou d’une On Running CloudUltra Pro qu’à celles d’une Brooks Caldera 8 ou d’une Mizuno Mujin 11!  Ces profils de semelle assez bas s’expliquent par les choix opérés par Raidlight au niveau de la composition de la semelle intermédiaire: les développeurs produits ont en effet choisi d’équiperle midsole des chaussures d’un seul et même composé. Il s’agit d’une mousse en EVA assez classique, qui a la particularité d’être assez peu épaisse. Sa densité est par ailleurs assez intermédiaire, mais elle est tout de même beaucoup plus compacte que le composé à l’azote que Raidlight utilisait sur les anciennes Ultra 4. La marque précise en réalité que la semelle intermédiaire est divisée en trois zones aux densités distinctes: la mousse est plus ferme à l’avant – pour favoriser la réactivité lors de l’attaque de foulée – tandis qu’elle est un peu plus molle au niveau du talon – dans l’idée de privilégier l’absorption des chocs. On notera enfin que le modèle dispose d’unrocker assez prononcé à l’avant, mais que le profil des chaussures demeure tout de même assez plat, notamment au talon!  

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Dès les premières foulées, on est surpris par le compromis entre soutien et sensations du terrain que nous offre la semelle intermédiaire des Ultra Max. On ressent en effet la présence importante de matière sous la voûte plantaire, mais pour autant, les sensations sont loin d’être maximalistes. On continue même d’assez bien percevoir les aspérités du terrain (trous, obstacles…), en particulier à l’avant et au médio pied! Cela rappelle ainsi les sensations procurées par des On CloudUltra 3, des Arc’teryx Norvan LD4 ou encore des Dynafit Ultra 100 V3: il y a de l’amorti sous les pieds, mais le travail de proprioception est loin d’être aboli! Pour être tout à fait exact, la semelle intermédiaire des Raidlight Ultra Max propose moins de l’amorti (à proprement parler) que des mécanismes d’absorption des chocs. On est même très loin des sensations de rebond et de légèreté procurées par les anciennes Raidlight Ultra 4 et plus généralement par tous ces modèles aux mousses infusées à l’azote (Brooks Caldera 8, Kiprun Kipsummit Race, La Sportiva Prodigio Pro…)! J’ai par exemple trouvé que la voûte plantaire s’enfonçait bien dans le coussin au moment de l’impact au sol. L’atterrissage du talon est même franchement bon, bien que la semelle intermédiaire ne soit pas trop épaisse. En même temps, on sent que le midsole contient pas mal de mécanismes de stabilisation:  la voûte plantaire est toujours bien équilibrée, même pour les athlètes à la foulée dissymétrique (pronation, supination…). J’ai surtout apprécié le compromis entre douceur et fermeté: il y a du moelleux directement sous la voûte plantaire, mais le coussin n’est pas non plus trop spongieux. Bref, l’équilibre entre confort et filtres terrains est franchement bon. On ressent tout de même un peu plus de dureté au niveau de l’avant pied, mais cela n’est pas forcément synonyme de réactivité: j’ai en effet trouvé qu’il y avait assez peu de projection et d‘accompagnement de la foulée au moment du contact au sol. En conséquence, les Ultra Max sont des chaussures qui demandent aux pieds et à la cheville de pas mal travailler au cours de la foulée: leur midsole a par exemple tendance à pas mal solliciter les mollets et les fibulaires, beaucoup plus que la plupart des modèles pour ultras du marché! 

Globalement, les Ultra Max ne sont pas les chaussures orientées trails longs qui vous fourniront la meilleure économie musculaire. Même si les articulations sont bien protégées, les muscles ont tendance à être assez sollicités au fil des kilomètres, bien plus que sur des modèles pour ultras plus classiques et maximalistes. C’est d’abord le cas au niveau des mollets, mais j’ai également trouvé que les muscles latéraux des cuisses (fascias, hanches…) avaient tendance à plus facilement fatiguer que sur d’autres modèles concurrents. En somme, les Raidlight Ultra Max conviendront assez bien aux athlètes aguerris, ou encore à celles et ceux qui ont du “pied”. Il faudra en effet avoir la foulée assez aérienne et les chevilles musclées pour prétendre les emmener sur de grosses sorties, au-delà des 5-6 heures de course. De fait, les Ultra Max seront plutôt à réserver à des gabarits légers. En tout cas, les coureurs lourds risqueront de trouver l’amorti insuffisant et donc les chaussures inconfortables au fil des kilomètres. En réalité, les Ultra Max sont des chaussures davantage typées trails longs que (gros) ultras à proprement parler. Elles sont même un peu plus polyvalentes qu’elles en ont l’air: en compétition, les athlètes pourront en effet les utiliser dès les formats autour de 40-50 km et ce jusqu’à des petits ultras autour de 80-90 km. Elles apparaitront par contre un peu trop exigeantes pour la plupart des athlètes sur des formats 100 miles… A l’entrainement, ce ne seront pas seulement des chaussures destinées à des sorties longues ou à de la rando-course. Elles sont en effet suffisamment légères (280 grammes) et un minimum dynamiques pour être utilisées sur des séances un peu plus actives. En somme, les Raidlight Ultra Max m’ont pas mal fait penser à des La Sportiva Prodigio 2 ou des Salomon Genesis: ce sont en définitive des chaussures particulièrement polyvalentes sur le plan des allures et des usages!

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Du Roulant aux Terrains Alpins: Une Chaussure à l’Aise sur un Large Spectre de Terrains 

En ce qui concerne la semelle extérieure, Raidlight a décidé de délaisser son propre composé – qu’elle avait utilisé sur les Ultra 4 – et ainsi choisi d’élargir son partenariat avec Vibram. Les Ultra Max deviennent ainsi la seconde chaussure de la marque à être équipées d’un composé Megagrip, après les Dynamic 3. Le Megagrip est par ailleurs associé à descrampons assez peu proéminents puisqu’ils ne sont épais que de 3 mm. On voit par ailleurs qu’ils sont assez peu agressifs, car peu larges et de formes plutôt carrées. Raidlight a tout de même décidé de les munir de la technologie Traction Lug développée par Vibram: ils sont ici dessinés en forme de pyramides et équipés de sortes de micro-aspérités, ce qui va permettre d’améliorer le grip de l’outsole dans les conditions humides! Compte tenu de cette configuration, les Raidlight Ultra Max sont des chaussures qui s’en sortent mieux sur les surfaces dures que meubles. J’ai tout d’abord été franchement séduit parla qualité de leur grip sur les surfaces rocailleuses ou encore les racines. L’outsole des chaussures nous offre en effet une pose du pied toujours sécurisée, même lorsque l’humidité fait son apparition. J’ai par exemple trouvé les chaussures de Raidlight particulièrement rassurantes dans les dévers assez engagés en montagne! Les qualités d’accroche des chaussures sont par contre un peu plus limitées sur les sols décomposés: pour être exact, les Ultra Max s’en sortent encore assez bien sur les sentiers terreux (comme en sous bois), mais seulement lorsque les conditions sont sèches. La semelle externe commence en effet à montrer ses limites dès que les terrains deviennent gras et particulièrement décomposés… J’ai par exemple trouvé que l’outsole manquait de traction dans les grosses montées composées de feuilles mortes ou encore sur des sols plus sablonneux. Mais c’est sans doute dans les descentes boueuses que les chaussures de Raidlight montrent le plus facilement leurs limites. Leurs crampons trop peu agressifs ne nous offrent alors plus suffisamment d’emprise au sol… En somme, les Ultra Max ne seront pas des plus adaptées aux conditions humides et hivernales, notamment en sous bois! 

Cette exception faite, les Ultra Max s’avèrent être des chaussures capables de s’aventurer sur à peu près n’importe quel type de terrains. J’ai tout d’abord été agréablement surpris par leur comportement sur les terrains assez “faciles” et roulants. Elles offrent en effet un déroulé de la foulée assez fluide sur les pistes carrossables, grâce à leur grande flexibilité : les chaussures se plient très facilement – notamment en longueur – ce qui leur permet de bien accompagner le mouvement du pied sur ce type de terrains. En somme, on pourra sans souci utiliser les chaussures de Raidlight pour courir de nombreux kilomètres dans du relativement roulant ou du vallonné. Mais les Ultra Max se montrent tout aussi à l’aise dans des monotraces plus accidentées: elles sont tout d’abord particulièrement stables, en tout cas bien plus que la plupart des modèles orientés trails longs, ce qui garantit une pose du pied toujours équilibrée. A aucun moment notre cheville vacille, même lorsqu’on se retrouve à courir dans des sections rocailleuses ou des sentiers parsemés de nombreuses racines. Plus largement, j’ai trouvé que les Ultra Max s’adaptaient particulièrement bien aux contraintes du terrain: la souplesse de leur partie inférieure permet de bien absorber les irrégularités des sentiers (obstacles, racines…) et ainsi éviter toute forme de tension au niveau des pieds au fil des kilomètres. Ce sont même des chaussures que les athlètes pourront emmener en haute montagne si besoin: leur empeigne est par exemple suffisamment protectrice pour s’aventurer dans des terrains alpins. Le pare-pierres est certes peu étendu, mais suffisamment rigide pour bien protéger les orteils des coups. De son côté, la tige montante, combinée aux nombreux renforts, saura bien protéger les parois latérales des pieds ainsi que les chevilles. Les développeurs de la chaussure ont à cet égard volontairement prolongé la coque talonnière, ce qui permet de bien mettre à l’abri le tendon d’achille. En résumé, les Ultra Max sont des chaussures qu’on pourra aussi bien utiliser sur des terrains faciles (en plaine) que sur des sentiers plus techniques (en montagne)! 

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Une Tige Montante qui Verrouille bien le Pied 

S’agissant de l’upperRaidlight a opté pour un mesh de conception synthétique puisqu’il est constitué de polyester. Son maillage apparait par ailleurs particulièrement dense, ce qui donne l’upper son aspect assez épais. Le mesh est par ailleurs complété par des éléments en plastique plus rigides qui viennent à la fois apporter de la protection aux pieds et de la structure à la partie supérieure des chaussures. Une bande assez étendue vient d’ailleurs couvrir tout le bas de l’empeigne. Raidlight a surtout fait le choix d’une tige assez montante: le col est en effet particulièrement relevé et vient ainsi recouvrir le bas de la cheville, notamment à l’arrière. La languette est en revanche beaucoup plus fine: elle est particulièrement souple ce qui lui permet de très bien s’adapter à la forme et aux mouvements de la partie supérieure des pieds. A noter enfin que le système de laçage est classique… mais que Raidlight inclut tout de même dans la boite une seconde paire de lacets assez similaire au Quicklace de Salomon. Il ravira donc les adeptes de systèmes de lacets rapides et auto-bloquants! Et cette configuration permet d’offrir de très bonnes qualités de maintien: les pieds sont effet particulièrement bien structurés par les tissus et ce à tous les endroits, que ce soit à l’avant ou à l’arrière. En même temps, j’ai apprécié que la tige soit un minimum souple, ce qui lui permet de bien s’adapter aux mouvements du pied durant la foulée. Bref, le compromis entre structure et liberté de mouvement est franchement bon. Sur le dessus, la languette vient bien verrouiller la partie supérieure du pied, mais sans créer de tensions ou de frottements! Globalement, les athlètes qui apprécient que le haut de leur pied soit bien maintenu devrait clairement apprécier ce que propose l’upper des Ultra Max. Attention tout de même aux éventuels désagréments avec le haut du tendon d’achille dans les grosses descentes: la proéminence de l’arrière de la tige peut alors créer quelques petits frottements… 

Malgré ses bonnes qualités de maintien, certains athlètes trouveront sans doute que la tige des Ultra Max manque d’un peu de confort au fil des kilomètres. Il n’y a par exemple pas beaucoup de rembourrages en mousse à l’arrière, ce qui fait que le talon est un peu moins empaqueté que sur d’autres modèles pour ultras. Pareillement, la languette pourra apparaitre un peu rugueuse pour les métatarses. Pour le reste, j’ai trouvé les tissus assez respirants: en tout cas, ils évacuent plutôt bien l’humidité et la transpiration, notamment à l’avant. En revanche, la partie arrière de la tige a tendance à facilement s’imprégner d’eau lorsqu’on pose le pied dans des flaques et des ruisseaux, ce qui fait que les tissus mettront pas mal de temps à sécher. Mais pour le prix de la chaussure, il faut tout de même accepter de faire quelques concessions. C’est d’autant plus le cas que l’upper des chaussures de Raidlight donne pas mal de garanties sur le plan de la durabilité: le mesh résiste en effet assez bien aux coups et aux frottements avec les surfaces abrasives (roches, racines..). Le seul point de vigilance concerne les plis à l’avant où des petites traces d’usure sont apparues après une centaine de kilomètres d’utilisation. Ce seront donc des chaussures qu’il faudra veiller à entretenir un minimum, en tout cas si on souhaite optimiser leur espérance de vie! Enfin, le chaussant des Ultra Max est assez hétérogène: il est plutôt de forme standard à l’arrière, que ce soit au niveau du talon ou du midfoot. En revanche, il s’ouvre un peu plus vers l’avant. La toe box est en effet relativement évasée, sans être non plus très large. Elle offre par exemplepas mal d’espace aux orteils en hauteur et en profondeur, ce qui est assez agréable au fil des heures, à mesure que l’avant des pieds gonfle. A noter tout de même que la boite à orteils des Ultra Max est beaucoup moins généreuse que celles des anciennes Raidlight Ultra 4. En somme, lesUltra Max conviendront assez bien aux athlètes aux pieds standards à un peu forts!  

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Hommes & Femmes

Drop: 6 mm
Poids: 280 g
Hauteur Talon: 30 mm
Fit: Large

Catégorie: Ultras & Longues Distances
Usages: Sentiers Peu à Très Techniques (Compacts & Meubles)

Prix: 169 euros