Test des On Running CloudUltra 3 


Fin 2025, On Running a sorti la troisième version de la CloudUltra, le modèle de sa gamme trail le plus adapté aux formats longs. La sortie de la chaussure a un peu été occultée par celle de la CloudUltra Pro, la fameuse supershoes de la marque suisse qui est commercialisée à 270 euros. Vendue 70 euros moins chère, la CloudUltra 3 est un peu moins portée par les athlètes élites de la marque… mais cela ne signifie pas pour autant qu’elle constitue une chaussure bas de gamme, loin de là! Elle s’inspire assez fortement de la CloudUltra Pro tout en étant un peu plus orientée “confort” et usages à l’entrainement. Elle propose par exemple des sensations un peu plus proches du sol ainsi que de meilleures qualités de maintien et de protection. C’est en réalité une chaussure qui vient faire le lien entre les anciennes CloudUltra 2 et les actuelles CloudUltra Pro: comme la plupart des modèles On, elle propose énormément de filtres terrains dans son midsole, tout en s’améliorant sur le plan de fluidité grâce à l’ajout d’une plaque en nylon. Malheureusement, la CloudUltra 3 reprend les défauts classiques des chaussures de la marque, à savoir une accroche assez limitée et un aspect parfois assez exigeant, notamment pour les gros ultras! 

En Résumé

Drop: 6 mm
Poids: 290/235 g
Hauteur Talon: 32,5 mm
Fit: Standard

Plaque: Nylon
Catégorie: Ultras & Longues Distances
Usages: Terrains Peu à Très Techniques (Compacts)

Types de Pieds: Standards à (un peu) Larges
Poids Athlètes: Légers à Intermédiaires
Rythmes: Intermédiaires à Lents
Type(s) de Pratiques: Les Sorties « Tempos », les Séances en Endurance Fondamentale & la Rando-Course/ Chaussure Orientée à la fois Loisirs et Compétitions/ Les Pistes Carrossables, les Terrains Vallonnés, les Monotraces, jusqu’aux Sentiers assez Techniques en Montagne.
Points Forts:1°) La Qualité de la Semelle Intermédiaire qui propose beaucoup de Filtres Terrains & de Mécanismes de Stabilisation
2°) Le Compromis entre Qualités de Soutien & Sensations du Terrain
3°) L’Empeigne un peu plus Structurée & qui propose un meilleur Maintien que sur les CloudUltra Pro
4°) La Durabilité Globale de la Chaussure & de ses Composés
5°) Les Qualités d’Agilité & le bon Comportement dans les Terrains Techniques
6°) La bonne Stabilité de la part d’une Chaussure orientée Trails Longs

7°) La capacité à Evoluer aussi bien sur des Rythmes Lents que plus Intermédiaires
Points Faibles:1°) Les Qualités d’Accroche Limitées sur Sols Meubles & Gras
2°) Un Modèle assez Exigeant pour les gros Ultras/ plutôt Adapté aux Gabarits Légers
3°) Un Coussin un peu Rugueux/un Manque de Confort sous la Voûte Plantaire
4°) Des petits Frottements au niveau du Talon?

Sommaire

Une Chaussure un peu plus Proche du Sol, mais Moins Dynamique que les CloudUltra Pro

Un Modèle Agile & Stable… mais toujours autant Limité sur le plan de l’Accroche !

Un Upper plus Classique qui privilégie le Maintien et la Protection

Où se les Procurer?

Une Chaussure un peu plus Proche du Sol, mais Moins Dynamique que les CloudUltra Pro  

Les CloudUltra 3 s’appuient sur des profils de semelle un peu plus bas que ceux de la CloudUltra Pro. En même temps, ils apparaissent un peu plus élevés que ceux des anciennes CloudUltra 2. Dans le détail, le stack des CloudUltra 3 s’établit à 32,5 mm au talon et à 26,5 mm au niveau de l’avant pied. Ce sont des valeurs inférieures à celles de la Cloud Ultra Pro (38-32 m) mais supérieures à celles des CloudUltra 2 (27-21 mm). En revanche, letraditionnel drop de 6 mm du modèle a bien été conservé! Les CloudUltra 3 ont donc pris un peu plus d’épaisseur par rapport à l’ancienne version du modèle: cela s’explique par la composition singulière du midsole des chaussures. Ce dernier comporte pas moins de trois composés différents! Comme sur les CloudUltra Pro, la semelle intermédiaire est tout d’abord structurée par une double couche de mousse Helion HF. A noter que celle située sous la voûte plantaire est plus douce et amortissante que celle située sur la partie inférieure du midsole, qui va davantage apporter de la stabilité. Entre ces deux couches de mousse est intercalé le composé Speedboard. Il s’agit d’une plaque qui, à la différence de celle des CloudUltra Pro, n’est pas constituée de fibres de verres mais de nylon (comme sur les Altra Mont Blanc Speed par exemple!). Enfin, toujours au centre de la semelle intermédiaire, on retrouve les fameux Clouds (ou “nuages”) si typiques des modèles de la marque. Leur configuration est strictement identique aux “clouds” de la CloudUltra Pro: ils sont beaucoup plus inclinés vers l’avant que sur les anciens modèles de On, pour favoriser le dynamisme. Enfin, la CloudUltra 3 reprend une des caractéristiques majeures des chaussures de la marque, à savoir des profils de semelle assez agressifs et marqués par une assez forte incurvation. Leur base de semelle demeure également assez fine, en tout cas en comparaison des autres modèles pour ultras du marché! 

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Dès les premières foulées, on retrouve les sensations assez typiques des chaussures de la marque et en particulier des modèles CloudUltra: la semelle intermédiaire privilégie amplement les filtres terrains et les mécanismes de stabilisation sous le pied. On est donc assez loin des sensations proposées par les modèles pour ultras plus classiques (Salomon S/Lab Ultra GlideHoka Mafate 5Brooks Caldera 8…) qui proposent avant tout de l’amorti et du rebond lors de la foulée! En conséquence, le toucher apparait assez rigide, notamment à cause de la présence de la plaque Speedboard et des Clouds. J’ai toutefois trouvé que le coussin était un peu plus agréable et doux que celui des anciennes CloudUltra 2. L’ajout de la couche Helion HF sous le pied permet en effet d’un peu mieux amortir la voûte plantaire et le talon lors de la foulée… mais ce n’est pas non plus la panacée. Les athlètes qui sont avant tout en recherche de confort et de moelleux sous le pied devront clairement passer leur chemin! La CloudUltra 3 est en réalité une chaussure qui favorise prioritairement l’économie de la foulée et le soutien au détriment de l’amorti à proprement parler. La plaque en nylon – qui est assez souple – joue d’ailleurs pas mal à ce niveau en contribuant à encore mieux équilibrer les pieds durant la foulée. En tout cas, les sensations sont assez différentes de celles proposées par la plaque en fibres de verres de la CloudUltra Pro qui privilégie davantage la réactivité et la projection vers l’avant! 

L’autre différence vis-à-vis de la supershoes à 270 euros tient au fait que les CloudUltra 3 sont assurément un peu plus proches du sol. On retrouve un peu les sensations des CloudUltra 2 puisqu’on ressent beaucoup plus les aspérités du terrain (racines, trous…) lorsqu’on court, notamment au niveau de l’avant pied. Concrètement, les chaussures de On conviendront assez bien aux athlètes qui recherchent un bon compromis entre soutien et minimum de travail de proprioception, même pour du long. Car, fidèle à l’ADN du modèle, la CloudUltra 3 est une chaussure dessinée pour accompagner les athlètes de longues heures durant. En tout cas, elle constitue – avec la CloudUltra Pro – la chaussure de la gamme trail de la marque suisse la plus adaptée à ce type d’efforts et notamment aux ultras. S’il fallait la caricaturer, je dirais que c’est une chaussure assez typique des formats 80-90 km. On pourra bien évidemment l’utiliser sur des formats plus intermédiaires, dès 40 à 50 km, même si elles sont un peu moins réactives que les CloudUltra Pro. En tout cas, je les ai trouvées un peu moins à l’aise dans les relances et pour courir sur des rythmes “tempos”. On ressent par exemple un peu moins d’effet de projection de la foulée! Tout cela étant dit, les CloudUltra 3 apparaissent bien plus dynamiques que la plupart des modèles pour ultras, notamment parmi ceux qui sont assez maximalistes et lourds (Asics Trabuco Max 4Mizuno Mujin 11New Balance Hierro 9…). La contrepartie, c’est que les chaussures de la marque suisse sont un peu moins adaptées aux gros ultras formats 160-170 km: elles proposent un peu moins d’amorti et notamment de soutien des muscles latéraux (fascias, fibulaires…) que ces autres modèles. Leur autre limite tient au fait qu’elles sont plutôt adaptées aux gabarits légers et/ou aux athlètes qui ont la cheville un minimum musclée… ce qui a toujours constitué un trait singulier des modèles CloudUltra!  

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Un Modèle Agile & Stable… mais toujours autant Limité sur le plan de l’Accroche !

En revanche, aucune surprise n’est à signaler au niveau de la semelle extérieure puisque les CloudUltra 3 sont équipées du fameuxcomposé MissionGrip développé par la marque. A noter toutefois que la gomme a été rénovée et améliorée cette année! La configuration de l’outsole est en réalité strictement identique à celle des CloudUltra Proles crampons sont assez peu proéminents puisqu’ils ne sont épais que de 3,5 mm. Ils sont dessinés en forme de chevrons, mais ils sont globalement assez fins et peu densément répartis sur toute la surface de la semelle. Enfin, comme sur les CloudUltra Pro, une large partie centrale de l’outsole est totalement lisse et dépourvue de la présence de crampons. Qui dit même configuration de semelles, dit forcément mêmes qualités d’accroche: les CloudUltra 3 sont des chaussures qui seront beaucoup plus à l’aise sur les sols compacts que meubles! J’ai tout d’abord particulièrement apprécié les utiliser sur des pistes carrossables et lisses. C’est d’ailleurs sur ce type de terrains que la chaussure révèlera le plus son potentiel: elle offre alors des transitions particulièrement fluides (de l’avant jusqu’au talon), ce qui permettra de courir de nombreux kilomètres sur du plat sans souci! Les chaussures d’On s’en sortent par ailleurs tout aussi bien sur des sols plus rocailleux en montagne: leur grip n’est pas le meilleur sur ce genre de surfaces, notamment lorsque l’humidité fait son apparition, mais il s’est tout de même amélioré par rapport à ce que proposaient les chaussures de la marque il y a encore quelques mois. On ressentira tout de même un peu moins de sécurité qu’avec une semelle Vibram ou Continental dans les grosses descentes engagées… Mais c’est assurément sur les sols plus meubles et terreux que la chaussure de la marque suisse montrera le plus ses limites sur le plan de l’accroche: la CloudUltra 3 offre en effet assez peu d’emprise au sol lorsqu’on court en sous-bois ou en alpages, en particulier lorsque l’humidité fait son apparition et que les sols deviennent gras. Leurs crampons peu épais, combinés à la faible superficie de leur outsole, ne font franchement pas l’affaire dans ce genre de conditions, en particulier dans les descentes. La chaussure pâtit alors de la comparaison avec des Hoka Mafate 5 ou des Salomon S/Lab Ultra Glide 1.5 par exemple! 

Malgré des qualités d’accroche assez limitées sur sols gras et boueux, les CloudUltra 3 n’en sont pas moins des chaussures capables de s’aventurer dans des contextes relativement accidentés. Il s’agit même d’une paire qu’on pourra sans trop de souci utiliser dans des terrains un peu alpins en montagne. Les chaussures d’On font tout d’abord preuve de très bonnes qualités de stabilité, en tous cas en comparaison de la plupart des modèles orientés trail long. Elles offrent une pose du pied toujours assez équilibrée, même lorsqu’on évolue sur des racines ou dans des grosses descentes. On comprend alors le rôle joué par les “clouds” ou encore par la plaque en nylon qui permettent de très bien stabiliser le pied et la cheville! Les CloudUltra 3 s’avèrent même être un peu plus stables que les CloudUltra Pro qui sont plus hautes. J’ai par ailleurs été séduit par les qualités d’agilité de la CloudUltra 3, d’autant plus qu’elles sont particulièrement rares de la part d’une chaussure orientée ultras. Elles sont en effet particulièrement souples, notamment sur leur partie avant, ce qui leur permet de très bien se plier et s’adapter aux contraintes du terrain (dénivelé, aspérités…). Leur gabarit est par ailleurs relativement fin, ce qui leur permet de ne pas trop frotter avec les rochers et les racines. Honnêtement, c’est une chaussure que j’ai appréciée emmener dans des monotraces un peu techniques et sinueuses. Elles y sont en tout cas bien plus à l’aise que des Salomon Ultra Glide 3 ou encore des Asics Trabuco Max 4 par exemple! Dernier atout et non des moindres, l’empeigne des CloudUltra 3 propose un peu plus de protection que celle plus fine et technique des CloudUltra Pro. Les matériaux sont un peu plus épais, ce qui permet d’un peu mieux protéger les parties latérales des pieds, notamment les malléoles. De la même manière, la coque talonnière assez renforcée abrite un peu mieux l’arrière du pied et le tendon d’achille durant la foulée!   

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Un Upper plus Classique qui privilégie le Maintien et la Protection

En ce qui concerne l’empeigne, des différences assez notables sont à observer vis-à-vis de la CloudUltra Pro. Les développeurs produits ont opté pour des matériaux un peu plus épais et robustes, avec l’idée de procurer des sensations un peu plus classiques. Honnêtement, l’upper des CloudUltra 3 ressemble beaucoup plus à celle de la version 2 qu’à celle de la version Pro! La marque suisse a tout d’abord opté pour un mesh synthétique de tissage type leno. Il vient recouvrir les parties avant et médiane de l’empeigne. Le tissage a la particularité d’être assez dense et le matériau épais. De fait, cela tranche avec les fils beaucoup plus fins qu’on retrouve sur les CloudUltra Pro! Le mesh est par ailleurs complété par des composés en TPU plus rigides et épais, qui se localisent sur la partie arrière de l’upper. On note également que le col est assez rembourré, dans l’idée d’apporter un peu plus de confort et de soutien au niveau des chevilles. Autre élément de différenciation avec les CloudUltra Pro, la languette est ici un peu plus épaisse et rembourrée, avec l’objectif d’apporter un peu plus de confort au dessus du pied. Les lacets sont quant à eux non crantés et donc de conception assez classique. Ce sont autant d’éléments qui vont expliquer en partie la différence de prix entre les deux modèles!  

Ces choix s’expliquent en même temps par le fait que les concepteurs de la chaussure ont cherché à offrir de meilleures sensations de maintien que sur les CloudUltra Pro: l’empeigne est en effet beaucoup plus épaisse et structurée, ce qui fait que les pieds sont bien mieux enveloppés durant la foulée. J’ai trouvé que c’était particulièrement le cas à l’arrière où le talon est bien mieux empaqueté et maintenu par les tissus. La partie médiane des pieds est également un peu mieux tenue, notamment lorsqu’on évolue dans des terrains techniques. La languette un peu plus épaisse permet quant à elle de mieux amortir les chocs et de protéger la partie supérieure des pieds lorsque besoin. Bref, l’upper des CloudUltra 3 est un peu plus adaptée aux terrains accidentés que celle de la CloudUltra Pro. Les chaussants sont en revanche assez similaires: les parties médianes et avant sont de forme standard à tendance un peu large. La toe box de la CloudUltra 3 offre tout de même un poil plus de volume – notamment en hauteur – que celle de la CloudUltra Pro. En revanche, c’est un peu la logique inverse à l’arrière puisque la coque talon de la CloudUltra 3 est un peu plus ajustée. Le col a notamment tendance à un peu entrer à l’intérieur, ce qui pourra provoquer quelques petits frottements avec le talon. Globalement, il faut préciser que le fit des CloudUltra 3 apparait moins évasé que celui de la version 2… il offrira en tout cas un peu moins de liberté d’action aux pieds!  Enfin, sans surprise, l’empeigne des chaussures nous a offert de nombreuses garanties sur le plan de la durabilité: le mesh résiste franchement très bien aux coups et aux déchirures. On a par exemple constaté aucun signe d’usure, même après plus de 100 km d‘utilisation. Les revers au niveau du col sont également assez solides, ce qui est toujours un signe de qualité. En conclusion, c’est une chaussure que les athlètes pourront user durant de nombreux mois et kilomètres!  

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Hommes

Drop: 6 mm
Poids: 290 g
Hauteur Talon: 32,5 mm
Fit: Standard

Plaque: Nylon
Catégorie: Ultras & Longues Distances
Usages: Terrains Peu à Très Techniques (Compacts)

Prix: 200 euros




Femmes

Drop: 6 mm
Poids: 235 g
Hauteur Talon: 32,5 mm
Fit: Standard

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Prix: 200 euros