Test des Mount To Coast M1


Quelques jours avant l’UTMB 2026, Mount To Coast a annoncé la sortie des M1, la troisième chaussure de sa collection trail. Les M1 viennent ainsi compléter les T1 – un modèle assez polyvalent – et les H1 – qui sont davantage dédiées au gravel et à un usage hybride du trail et de la route. Les M1 viennent ainsi combler un angle mort chez la toute jeune firme hongkongaise: comme en atteste le “M” dans leur nom, elles sont annoncées comme étant un peu plus orientées montagne et terrains accidentés que les deux autres modèles de la marque. Les chaussures ont également pour particularité d’être conçues pour les trails longs et les ultras… en tout cas sur le papier! Dans la pratique, les M1 sont un peu plus polyvalentes sur le plan des terrains que ce que prétend Mount To Coast: elles seront aussi à l’aise dans des monotraces assez sinueuses que dans des contextes roulants. Elles seront même très peu adaptées aux contextes techniques et aux sentiers cassants… De la même façon, les M1 seront capables de convenir à un panel de distances un peu plus large que prévu, du maratrail jusqu’aux ultras. Leur midsole offre en effet un compromis tout simplement exceptionnel entre amorti et retour d’énergie. Les chaussures procurent surtout une sensation de légèreté et de rebond que peu de modèles pour trails longs sont capables d’offrir, tout en ayant l’avantage d’être agiles et accrocheuses. En résumé, Mount To Coast s’est clairement trompé dans son positionnement marketing… mais ce n’est pas pour autant que les M1 ne sont pas réussies. Elles constituent en réalité une sorte de supershoe à la fois moderne, assez élitiste et portée vers la “perf” qui fera assurément partie des belles surprises de l’année 2026!

En Résumé

Drop: 4 mm
Poids: 275/275 g
Hauteur Talon: 38 mm
Fit: Un peu Large
Catégorie:
Ultras & Trails Longs
Usages: Sentiers Peu à Moyennement Techniques (Compacts & Meubles)

Types de Pieds: Standards à Larges
Poids Athlètes: Légers à Intermédiaires
Rythmes: Intermédiaires à Lents
Type(s) de Pratiques: Les Sorties Tempo & Longues à l’Entrainement, les Rando-Courses/ Des Trails Intermédiaires (dès 50 km) jusqu’aux Gros Ultras formats 100 Miles en Compétitions/Les Pistes Carrossables & Forestières, le Vallonné, les Sous-Bois & les Monotraces Moyennement Techniques en Montagne.
Points Forts:1°) Le très bon Equilibre entre Qualités d’Amorti & le Retour d’Energie
2°) Le Confort & la Légèreté procurés par la Mousse JetCell
3°) La Grande Polyvalence sur le Plan des Terrains (du Roulant à la Montagne)
4°) Le Compromis entre le Soutien & la Connexion au Terrain
5°) Les Qualités Respirantes de la Tige
6°) Le Ratio entre le Poids (275 grammes) & les Profils Elevés (38 mm)
7°) La Capacité de la Chaussure à tenir des Rythmes assez Soutenus Longtemps

8°) La Possibilité d’Ajuster le Laçage/Fit à deux Niveaux (Système Tunedfit)
Points Faibles:1°) La Stabilité assez Limitée dans le Technique & les Devers
2°) Le peu de Protection (Faces Latérales des Pieds, Chevilles…)

3°) L’Accroche un peu Limitée dans la Boue Profonde/ sur Sols Sablonneux…
4°) Quelques Points de Fragilité au niveau de la Tige

Sommaire

Un Compromis assez Incroyable entre Amorti, Légereté sous le Pied & Retour d’Energie

Une Chaussure Moins typée Montagne & plus Polyvalente sur le Plan des Terrains que ce qui est Annoncé

L’Upper: Un très bon Equilibre entre Maintien & Liberté d’Action

Où se les Procurer?

Un Compromis assez Incroyable entre Amorti, Légereté sous le Pied & Retour d’Energie

Les M1 s’appuient sur des profils de semelle assez élevés. Elles disposent en effet d’un stack de 38 mm au talon et de 34 mm à l’avant-pied, la différence entre les deux valeurs donnant ainsi un drop de 4 mm. Les M1 se définissent donc comme le modèle le plus maximaliste de la collection trail de la marque puisqu’elles sont un poil plus hautes que les T1 (stack de 36 mm) ou encore que les H1 (35 mm). Dans la continuité de ses autres modèles, Mount To Coast a donc continué à privilégier un drop faible. En revanche, les développeurs produits ont introduit une importante nouveauté au niveau de la semelle intermédiaire. Cette dernière est en effet constituée d’un tout nouveau composé: le JetCell. Il s’agit d’une nouvelle génération de mousse supercritique fabriquée à partir d’ATPU (TPU aliphatique). Mount To Coast précise qu’elle a en réalité emprunté l’ATPU à l’industrie automobile, pour la transformer en une mousse légère et rebondissante. Le JetCell offre ainsi un bon compromis entre le rebond proposé par le CircleCell et les qualités amortissantes du LightCell, les mousses utilisées sur les deux autres modèles trail de la marque (les T1 et les H1). Le JetCell a enfin la particularité d’être moulé en un seul bloc, ce qui va favoriser la transmission d’énergie! Au rayon des particularités techniques, on notera aussi que les M1 disposent de profils de semelle particulièrement agressifs: le rocker est en effet fortement prononcé à l’avant, mais l’incurvation du talon apparait également assez marquée. Enfin, les M1 disposent d’une plateforme un peu plus large que celles des deux autres chaussures trail de Mount To Coast (les T1 et H1). La base de semelle au talon n’en est pas moins assez fine comparée à celle de la majorité des autres chaussures pour trails longs!

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Dès les premiers hectomètres parcourus, on est marqué par l’équilibre assez incroyable entre qualités d’amorti et de rebond que procurent les Mount To Coast M1. On sent tout d’abord la présence de beaucoup de matière sous les pieds, bien plus que sur les T1 ou les H1. J’ai par exemple trouvé l’absorption des chocs vraiment bonne et homogène puisqu’elle est aussi bien présente au niveau du talon, du midfoot que de l’avant pied. On est par ailleurs agréablement surpris par l’absence de “point mort” ou de tassement au niveau de la mousse au fil des kilomètres, contrairement à des composés un peu plus low cost. On comprend assez rapidement tout l’apport de la construction du JetCell en monobloc! En même temps, les sensations n’en sont pas forcément très maximalistes puisque la mousse ne nous coupe pas totalement du terrain: on continue en effet à ressentir quelque peu les détails du sol au moment de la pose du pied, ce qui permet de conserver un minimum de travail de proprioception durant la foulée. Et des chaussures aux stacks aussi élevés permettant de conserver une connexion avec le terrain… il n’y en a pas beaucoup sur le marché! J’ai par ailleurs trouvé le coussin bien équilibré, ni trop ferme ni trop moelleux: certes, la mousse est assez souple (plus que celle des T1 par exemple), mais elle évite à la voûte plantaire de trop s’enfoncer au moment de l’impact au sol. J’ai surtout été marqué par la sensation de légèreté procurée par le midsole des chaussures: on a le sentiment de courir sur une sorte de coussin d’air hyper souple et allégé, ce qui rend les sensations vraiment agréables. Mais ce qui marque plus que tout la spécificité des Mount To Coast M1, c’est que les qualités amortissantes de leur coussin s’accompagnent d’un rebond assez marqué: les pieds sont en effet très facilement projetés en hauteur et vers l’avant, ce qui rend la foulée assez agressive. La restitution de l’énergie est même incroyablement dynamique pour un modèle orienté trail long: on sent un petit effet “pop” à chaque foulée qui aide à aller de l’avant. En même temps, j’ai trouvé le rebond hyper fluide: ce n’est pas du tout comparable à l’effet propulsion typique des plaques carbone, beaucoup plus rigide et qui a tendance à “écraser la foulée”. C’est tout le contraire sur les M1: les profils de semelle agressifs rendent le déroulé de la foulée hyper souple et naturel. Le roulement de la chaussure est même très bon, ce qui évite toute friction avec le sol. S’il fallait simplifier, je dirais que les chaussures de Mount To Coast ressemblent à des On CloudUltra Pro, à la différence que leur foulée est à la fois beaucoup plus bondissante, légère et confortable! La comparaison est clairement élogieuse car la CloudUltra Pro figure déjà parmi les meilleures chaussures pour trails longs du marché. 

D’ailleurs, à l’instar des chaussures de On Running, les Mount To Coast des M1 se différencient des modèles pour ultras traditionnels par le fait qu’elles sont assez polyvalentes sur le plan des allures. Elles sont en effet aussi bien adaptées à des rythmes lents qu’un peu plus soutenus. Je n’ai par exemple eu aucun souci à les utiliser sur des sorties assez actives d’environ 1 heure à l’entrainement. Elles permettent en effet de facilement attaquer au niveau du médio-pied  et de courir sur des allures autour de 4’15-4’30 au kilomètre lorsque besoin. Il faut par ailleurs avouer qu’elles sont incroyablement légères pour un modèle orienté trail long: elles sont en effet annoncées à seulement 274 grammes en taille 42, ce qui leur permet tout simplement de proposer l’un des meilleurs ratios entre poids et stacks sur le marché! Les M1 font même partie des rares chaussures qui permettent de courir sur des allures soutenues assez longtemps: j’ai en effet été surpris de pouvoir maintenir assez facilement des rythmes tempos sur de nombreux kilomètres, à l’image de ce que permettent de faire certains modèles à plaque carbone (Asics Metafuji Trail 2, New Balance Supercomp Trail 2, Nike ACG Ultrafly…). Cependant, les chaussures de Mount To Coast conviendront également très bien à des rythmes de course plus lents. Elles sont tout autant adaptées à une attaque de foulée au niveau du talon et donc capables de nous accompagner sur des allures plus “détente” lorsque besoin. J’ai par exemple apprécié les utiliser sur des sorties longues de 3 à 4 heures, voire même sur des rando-courses. Elles proposent en effet une très bonne économie musculaire au fil des kilomètres, notamment au niveau des cuisses. J’ai par exemple trouvé que les quadriceps étaient bien préservés lors des longues descentes en montagne, tout comme les fascias, et ce malgré leur plateforme relativement fine. En revanche, j’ai trouvé leur drop de 4 mm assez limitant: on ressentira en effet un peu plus de fatigue musculaire au niveau des mollets qu’avec d’autres modèles pour ultras à drop plus élevés. Pour cette raison, les Mount To Coast seront un modèle que je déconseillerais aux athlètes régulièrement sujets aux tendinopathies d’achille… Plus largement, la chaussure de Mount To Coast se positionne comme un modèle pour trails longs assez “élitiste”: elle conviendra de manière préférentielle aux gabarits légers et aux athlètes aguerris. Tout dépend bien évidemment de l’usage qu’on voudra en faire: les athlètes qui disposent de suffisamment de “pied” et de tonicité musculaire pourront sans souci les utiliser sur des gros ultras, même sur les formats 100 miles. En revanche, les athlètes plus occasionnels devront se contenter de les utiliser sur des trails intermédiaires et longs en compétitions, sans dépasser la barre symbolique des 100 km. Il s’agit même d’une chaussure que j’ai trouvée idéale pour les formats autour de 70-80 km. A voir donc si Mount To Coast ne sortira pas dans les prochains mois un modèle plus maximaliste et orienté “grand public”?  

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Une Chaussure Moins typée Montagne & plus Polyvalente sur le Plan des Terrains que ce qui est Annoncé

En ce qui concerne la semelle extérieure, Mount To Coast a également privilégié le haut de gamme puisque la marque a opté pour un composé Vibram Megagrip en version LiteBase. Concrètement, la gomme est ici 30% plus mince et légère comparée à la version “classique” du Megagrip! La configuration de l’outsole des M1 s’inspire en réalité fortement de celle des T1: les crampons sont en effet épais de 4 mm et assez densément répartis sur toute la surface de la semelle. Par ailleurs, comme sur les deux autres modèles trail de Mount To Coast (les H1 et les T1), les crampons reprennent ici la forme du logo de la marque. En revanche, contrairement à l’outsole des T1, celui des M1 est beaucoup plus complet et homogène: il ne comporte pas de zones lisses et dépourvues de crampons! Et cette configuration permet aux Mount To Coast M1 de disposer de qualités d’accroche assez polyvalentes: les chaussures s’en sortent en effet aussi bien sur les sols décomposés que compacts. J’ai tout d’abord été agréablement surpris par le comportement des chaussures sur les sentiers meubles et terreux typiques des sous-bois et des alpages. Leur outsole nous offre en effet une bonne emprise au sol, même lorsque les conditions deviennent humides et les sentiers un peu gras. Leur traction est par exemple franchement bonne dans les montées, mais leurs qualités de freinage sont tout aussi honorables dans les descentes. Il faut cependant avouer que les chaussures de MTC montrent plus facilement leurs limites dans la boue profonde et les terrains très décomposés… Pareillement, l’outsole manquera d’un peu d’accroche sur des sols plus sablonneux (dunes, plages…). D’un autre côté, les M1 s’en sortent également plutôt bien sur les sols durs, en particulier sur les pistes carrossables où elles offrent une foulée vraiment fluide. Leurs qualités d’accroche s’avèrent également plutôt bonnes sur les roches et les racines. J’ai tout de même été un peu déçu de leur grip sur les roches lisses et humides qui s’avère être assez moyen: l’outsole a en effet tendance à se dérober assez facilement dans les gros dévers en montagne. On sent alors un léger manque de sécurité, notamment quand la météo devient humide…

Plus largement, les Mount To Coast s’avèrent être beaucoup moins adaptées à la montagne et aux terrains accidentés que ce que la communication de la marque ne le laisse présager. En tout cas, il faudra clairement éviter d’emmener les M1 dans des monotraces accidentées en montagne, et ce pour plusieurs raisons. La première d’entre elles tient au fait que la chaussure n’est pas des plus performantes sur le plan de la stabilité. Disons qu’elle s’en sort assez honorablement dans ce domaine, mais on est très loin de ce que sont capables de faire des Brooks Cascadia 20, des Salomon S/Lab Genesis 2 ou encore des Arc’teryx Norvan LD 4 en la matière: la foulée a en effet tendance à un peu vriller lorsqu’on se met à courir dans des gros dévers comportant des aspérités (racines, cailloux…). La chaussure a notamment tendance à facilement “basculer” de l’avant. Attention alors aux chevilles… Mais pareillement, je n’ai pas trouvé les M1 des plus à l’aise sur les terrains cassants, et encore moins dans les pierriers. C’est d’autant plus le cas que leurs qualités de protection sont assez limitées, notamment au niveau des faces latérales de la tige: les malléoles sont par exemple très facilement exposées aux coups et aux obstacles, mais les chevilles ne sont pas davantage mises à l’abri. Bref, les MTC M1 ne sont absolument pas faites pour les contextes alpins et techniques! Ce n’est pas pour autant que les athlètes ne pourront pas les utiliser en montagne, mais à condition de les cantonner à des monotraces assez larges et comportant peu d’aspérités. Les M1 font en effet preuve d’une bonne souplesse, ce qui leur permet de bien se plier et s’adapter aux contraintes du terrain. Au-delà de leurs bonnes qualités d’agilité, j’ai trouvé que les chaussures de MTC proposaient une pose d’appui assez précise en comparaison de la plupart des modèles pour ultras. Mais c’est assurément dans des contextes un peu moins techniques que les M1 s’exprimeront le mieux: à ma grande surprise, j’ai franchement adoré les utiliser dans du vallonné ou encore dans des monotraces assez larges et peu techniques. Plus largement, ce sont des chaussures que les athlètes pourront sans souci utiliser dans du plus roulant : je n’ai en effet eu aucun mal à courir avec sur des pistes carrossables assez plates, et ce durant de nombreux kilomètres. En somme, loin d’une chaussure uniquement dédiée à la montagne, la M1 est en réalité un modèle pour trail long résolument polyvalent: elle conviendra aussi bien à des terrains “faciles” qu’à des monotraces relativement techniques en montagne. Je dirais même qu’elle est à certains égards moins adaptée aux contextes accidentés que la T1… 

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L’Upper: Un très bon Equilibre entre Maintien & Liberté d’Action

Au niveau de l’upper, Mount To Coast s’est également fortement inspirée de ce qu’elle a réalisé sur les T1. La tige des M1 est en effet constituée du même mesh technique conçu à partir de TPEE. Le maillage apparait par ailleurs assez dense, mais cela n’empêche pas l’upper des chaussures d’être assez souple et malléable. Comme celle des T1, la tige des Mount To Coast M1 apparait surtout assez minimaliste: il y a en effet assez peu de rembourrages  à l’intérieur du chausson, excepté au niveau du talon. Le col a été dessiné un peu dans le même esprit puisqu’il apparait assez minimaliste. La languette fait par contre un peu exception: elle est en tout cas un poil plus épaisse que celles qui équipent les T1 et les H1. Mount To Coast a donc ici cherché à apporter un peu plus de confort aux pieds que sur ses deux autres chaussures! L’upper comporte par ailleurs assez peu d’éléments rigides, mais on notera tout de même que la coque talon est assez rigide. Enfin, Mount To Coast a bien évidemment repris une des technologies qui fait la “patte” de ses modèles, à savoir son système de double laçage Tunedfit: comme sur les H1 et les T1, la partie haute de la languette est équipée d’un laçage “classique”, tandis que la partie basse dispose d’un laçage auto-bloquant  type « quicklace« . L’idée est de donner aux athlètes la possibilité d’ajuster indépendamment la tension à deux niveaux! Et en toute logique, on retrouve sensiblement les mêmes sensations procurées par l’upper des T1 et des H1: celle des M1 procure en effet un très bon équilibre entre qualités de maintien et liberté de mouvement. J’ai en effet trouvé que les pieds étaient bien enveloppés par les tissus, mais sans jamais être entravés dans leurs mouvements. Le mesh est en effet suffisamment malléable pour bien s’adapter aux contraintes exercées par le terrain, mais il propose en même temps un minimum de châssis au niveau du talon.  

En même temps, on est assez loin des empeignes hyper rembourrées qu’on retrouve sur d’autres chaussures pour ultras (Hoka Mafate 5, Salomon Ultra Glide 4….): on ressent  de fait un peu moins de confort au fil des kilomètres en comparaison de ces chaussures. En revanche, l’upper des MTC M1 se rattrape en quelque sorte en offrant de très bonnes qualités de respirabilité: l’humidité et la transpiration sont en effet très bien évacuées et, qui plus est, les tissus sèchent très rapidement lorsque la météo devient humide. Bref, on sent clairement la qualité dans les composés utilisés!  Les tissus à l’intérieur du chausson sont par ailleurs assez doux, ce qui évite la survenue de frictions et de frottements au fil des heures de course. J’ai surtout apprécié la possibilité qui est offerte par le système de double laçage de régler le fit des chaussures à sa guise: il est par exemple possible de redonner un peu de jus et de place à l’avant du pied lors des sorties longues, à mesure que ses orteils gonflent. Mount To Coast a surtout eu la bonne idée de raccourcir la taille du lacet autobloquant situé en bas de la languette: cela évite aux lacets de balancer latéralement durant l’effort, et donc de s’accrocher dans des ronces… ce qui constituait un gros défaut sur les T1Le fit des chaussures est par ailleurs assez atypique: comme sur les T1 et les H1, la coque talon apparait assez étroite et offrira peu de place à l’arrière du pied. Je conseillerais même aux athlètes sujets aux tendinites d’achille d’opter pour une demi-pointure supplémentaire. En revanche, le chaussant s’ouvre quelque peu à l’avant: la toe box est un peu plus généreuse, mais sans être wide. Elle est par exemple un peu moins évasée en largeur que celle des T1! En somme, les M1 conviendront de manière préférentielle aux pieds standards, voire un peu larges. Enfin, j’ai trouvé les qualités de durabilité de l’upper plutôt bonnes: le mesh résiste bien à l’usure et aux déchirures. Mount To Coast a par ailleurs fait un effort au niveau du col qui se dégrade moins rapidement que celui des T1 ou des H1 … même si c’est loin d’être la panacée. J’ai surtout trouvé la pointe à l’avant assez fragile: le pare pierres et les rebords externes de la mousse (en blanc) se dégradent assez facilement lorsqu’on frotte avec des roches à l’avant…  

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Hommes

Drop: 4 mm
Poids: 275 g
Hauteur Talon: 38 mm
Fit: Un peu Large
Catégorie:
Ultras & Trails Longs
Usages: Sentiers Peu à Moyennement Techniques (Compacts & Meubles)

Prix: 195 euros

Femmes

Drop: 4 mm
Poids: 275 g
Hauteur Talon: 38 mm
Fit: Un peu Large
Catégorie:
Ultras & Trails Longs
Usages: Sentiers Peu à Moyennement Techniques (Compacts & Meubles)

Prix: 195 euros