Test des Nike ACG Ultrafly Trail


En ce début d’année 2026, Nike a décidé de sortir la ACG Ultra Trail, la seconde version de modèle trail équipé d’une plaque en carbone. Il aura fallu attendre environ trois ans pour découvrir ce second opus puisque la première version de l’Ultrafly était sortie en 2023! Le modèle change de nom et intègre désormais le label ACG (All Conditions Gear) dans lequel Nike a regroupé tous ses produits et chaussures de trail. Mais l’évolution va beaucoup plus loin puisque la marque a apporté de nombreuses modifications sur un plan technique à son modèle, en particulier à sa semelle intermédiaire et à son empeigne. La plaque carbone a changé de forme pour gagner en souplesse, tandis que la mousse Zoom X a été reformulée pour améliorer les qualités de rebond. L’upper a également été totalement rénové, avec l’idée d’apporter un peu plus de respirabilité aux pieds durant l’effort. En somme, Nike a cherché à écouter les retours des utilisateurs de la première version, afin d’en corriger ses principaux défauts. La ACG Ultrafly Trail est ainsi bien plus aboutie que le premier opus! La chaussure devient un peu plus “trail ready: elle s’adapte beaucoup mieux aux contraintes du terrain, tout en offrant des qualités de confort au niveau de sa partie supérieure que peu de supershoes offrent sur le marché. En revanche, chose inchangée… la Ultrafly continue de se définir comme une chaussure assez élitiste et résolument orientée “perf”: elle est surtout dessinée pour courir sur des rythmes assez intenses durant de nombreux kilomètres. En somme, il ne faudra pas compter sur elles pour les séances “chill” de tous les jours à l’entrainement… A l’inverse, ce sont des chaussures à réserver aux séances intenses et aux compétitions!  

En Résumé

Drop: 8 mm
Poids: 287 g
Hauteur Talon: 38,5 mm
Fit: Standard
Plaque: Carbone
Catégorie: Parcours Roulants

Usages: Toutes Distances / Sentiers Peu à Moyennement Techniques (Compacts).
Types de Pieds: Standards à Larges
Poids Athlètes: Légers à Intermédiaires
Rythmes: Rapides à un peu Lents
Type(s) de Pratiques: Les Sorties Actives & les Séances « Tempo »
à l’Entrainement/ des Trails Courts (20-30 km) jusqu’aux Petits Ultras (80-90 km) en Compétitions / Les Pistes Carrossables (Plaine, Vallonné), les Sous-Bois (Secs) & les Sentiers en Montagne peu Techniques.
Points Forts:1°) Le très bon Equilibre entre le Dynamisme & Confort sous les Pieds
2°) La Chaussure qui a Gagné en Souplesse & en Adaptabilité aux Terrains
3°) Les Améliorations sur le Plan du Maintien (notamment au niveau du Midfoot)
4°) Les Bonnes Qualités de Confort procurées par l’Empeigne (Nombreux Rembourrages, Respirabilité…)
5°) L’Adaptation à une Diversité d’Allures (Rapides comme un peu plus Lentes)

6°) L’Assez Bonne Agilité de la Chaussure (malgré sa Plaque)
7°) Le Léger Gain sur le plan de la Stabilité (par rapport à la version 1)
Points Faibles:1°) L’Accroche Limitée sur Sols Meubles, Gras & Sablonneux
2°) Une Chaussure assez Elitiste/ A Réserver à la « Perf » & à la Compétition
) Une Chaussure qui Demande pas mal de Contrôle dans les Descentes (à Cause de la Plaque)
4°) Des Problèmes de Durabilité (Col, Faces Externes du Midsole…)
5°) Le talon qui peu se Déchausser dans la Grosses Montées

Sommaire

Une Chaussure dessinée pour Courir Longtemps sur des Rythmes assez Intenses

2° L’Ultrafly Gagne un peu en Stabilité & devient plus à l’Aise dans les Monotraces

L’Upper: du Confort, de la Respirabilité & un Fit qui se Resserre un Peu

Où se les Procurer?

Une Chaussure dessinée pour Courir Longtemps sur des Rythmes assez Intenses  

Les Ultrafly ACG conservent exactement les mêmes profils de semelle que la première version de la chaussure. Leur stack au niveau du talon continue en effet de s’établir à 38,5 mm au niveau du talon, et à 30 mm à l’avant pied, la soustraction entre les deux valeurs donnant ainsi un drop assez élevé de 8,5 mm. Les Ultrafly Trail se définissent ainsi comme le modèle le plus maximaliste de la collection trail de la marque à la virgule, à égalité avec les ACG Zegama qui disposent elles aussi d’un stack de 38 mm. Leurs profils sont par exemple bien plus hauts que ceux de la Kiger 10 (stack de 30 mm) ou que ceux de la ACG Pegasus Trail (35 mm). Cela s’explique assez simplement par le fait que la semelle intermédiaire des chaussures est constituée d’une triple densité de matériaux: on retrouve tout d’abord la fameuse plaque en carbone Flyplate qui a la particularité de s’étaler sur toute la longueur de la chaussure. Toutefois, la plaque n’est plus uniforme mais est désormais déclinée en deux “cuillères” qui sont disposées en parallèleNike s’est en réalité inspirée de la configuration de la double plaque des Hoka Tecton X3, avec l’objectif d’apporter un peu plus de souplesse au midsole de sa chaussure! En complément de la plaque, Nike a bien évidemment choisi de conserver son fameux composé Zoom X – sa mousse actuelle la plus haut de gamme – qu’on retrouve par exemple sur les ACG Zegama et sur nombre de ses modèles route. Néanmoins, la marque à la virgule a choisi d’y apporter quelques changements puisque le Zoom X est désormais décliné en deux couches de mousses aux densités distinctes. Elles viennent par ailleurs se situer de part et d’autre de la plaque: la mousse située au-dessus est plus légère et souple que celle située sur la partie inférieure. La première va apporter du rebond à la foulée, tandis que la seconde va davantage jouer le rôle de filtres terrains durant la foulée. Enfin, on notera que la chaussure a conservé son rocker assez prononcé à l’avant, ce qui va faciliter une attaque de foulée assez agressive. En revanche, la plateforme demeure de taille assez intermédiaire. Elle est en tout cas plus fine que celle des ACG Zegama!  

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Dès les premières foulées, on est marqué par les spécificités du ressenti proposé par les ACG Ultrafly: leur midsole propose en effet une sensation de “coussin rebondissant” assez étonnante! La voûte plantaire est par exemple très facilement projetée en hauteur et vers l’avant lors de l’impact au sol, ce qui facilite une foulée particulièrement agressive.  L’effet combiné de la mousse Zoom X  et de la plaque offre en réalité un effet “ressort” assez radical que peu de chaussures de trail proposent sur le marché. Même le talon est assez propulsé en hauteur… ce qui peut s’avérer un peu désarçonnant durant les premières sorties! En même temps, la Nike ACG Ultrafly se distingue de la plupart des supershoes du marché par le fait qu’elle propose pas mal de confort aux pieds: la couche supérieure de Zoom X offre en effet du moelleux directement sous la voûte plantaire, ce qui s’avère particulièrement agréable, notamment au niveau du talon. J’ai surtout apprécié le fait qu’on ne ressente pas trop de rigidité sous le pied, en dépit de la présence de plaque carbone: la FlyPlate apparaît en effet assez souple et se plie plutôt bien lors de l’impact au sol sous le poids de la foulée et du corps. Les sensations m’ont en réalité pas mal rappelé celles procurées par les Hoka Tecton X 3, voire par des Salomon S/Lab Ultra V2 et leur plaque en fibre de verres: il y a un effet propulsion, mais sans rigidité extrême sous le pied. Le fait que la plaque soit intercalée entre deux couches de mousse et qu’elle ne soit pas au contact direct du pied joue bien évidemment beaucoup. Bref, on est loin des sensations de fermeté que proposent la plupart des autres chaussures à plaque carbone, qu’il s’agisse des Adidas Agravic Speed Ultra 2 ou des Asics Metafuji Trail par exemple. A la limite, les sensations se rapprochent davantage de ce que proposent des Kiprun Kipsummit Race et leur mousse à l’azote! Ceci dit, j’ai tout de même trouvé que le midsole des ACG Ultrafly avait besoin d’un peu de rodage et de “se faire” durant quelques kilomètres: il apparait en effet un poil ferme au début, avant de progressivement s’assouplir! Bref, gâre aux premières impressions qui peuvent être trompeuses… Mais globalement, l’équilibre entre dynamisme de la foulée et confort sous la voûte plantaire est franchement très bon! 

Les ACG Ultrafly apparaissent également assez spécifiques du point de vue des allures de course: ce sont des chaussures dessinées pour attaquer la foulée au niveau du médio pied et ainsi courir longtemps sur des rythmes assez intenses. Concrètement, les ACG Ultrafly sont avant tout adaptées aux rythmes “tempo” et aux allures intermédiaires: c’est clairement dans ce type de configuration dans laquelle elles excelleront et exprimeront leur plein potentiel! Ce sont même des chaussures qu’on pourra utiliser pour des séances plus intenses: j’ai franchement apprécié courir avec lors de fartlecks sur des terrains vallonnés par exemple. Elles sont hyper à l’aise dans les relances et permettent d’attaquer très facilement sur l’avant du pied si nécessaire. Je les ai presque trouvées plus dynamiques que les Kiger 10, certes plus minimalistes, mais dont la mousse renvoie beaucoup moins d’énergie sous le pied… Les ACG Ultrafly ne sont d’ailleurs pas franchement plus lourdes que les Kiger: 286 grammes contre 275 gr. Bref, ce sont des chaussures qu’on pourra aussi bien utiliser sur des séances d’environ 45 minutes que sur des sorties d’une durée 2h-2h30 à l’entrainement…  à condition bien évidemment de courir sur des rythmes assez actifs. En revanche, je les ai trouvées assez inadaptées à des séances en endurance fondamentale et encore plus à de la rando-course: c’est bien simple, les ACG Ultrafly ne sont absolument pas faites pour talonner. De fait, pour les sorties plus “chill” et lentes, il faudra absolument se tourner vers les ACG Zegama… qui globalement correspondront à des athlètes à la pratique un peu plus occasionnelle et orientée “loisirs”. Les Ultrafly se définissent comme les chaussures les plus élitistes de la collection trail de Nike: elles seront à réserver à la performance et à des gabarits globalement assez légers. Par exemple, je ne serai pas certain de les emmener sur ultras, notamment ceux dépassant la barre des 100 km: elles nécessitent en effet de constamment courir et d’attaquer au niveau du médio pied, ce qui peut s’avérer assez usant musculairement au fil des kilomètres. A l’inverse, elles constitueront un excellent modèle pour les trails intermédiaires, entre 30 et 70 km par exemple! 

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L’Ultrafly Gagne un peu en Stabilité & devient plus à l’Aise dans les Monotraces 

Au niveau de la semelle extérieure, Nike a continué à miser sur le haut de gamme puisque cette seconde version des Ultrafly est toujours équipée d’un composé Vibram Megagrip qui est proposé en Litebase, c’est-à-dire dans une version 30% plus légère et mince que la version classique… ce choix expliquant en partie le prix élevé de la chaussure!  Les crampons continuent par ailleurs d’être assez peu proéminents: ils ne sont épais que de 3 mm. Ils sont par ailleurs plutôt fins et peu densément répartis sur toute la surface de l’outsole. Nike a en outre décidé de laisser la zone centrale de l’outsole totalement lisse et dépourvue de crampons. Ces derniers sont tout de même équipés de la technologie Traction Lug, des sortes de micro-aspérités qui vont permettre d’en améliorer le grip dans les conditions humides. Mais en dépit de la présence du Vibram, les ACG Ultrafly sont des chaussures aux qualités d’accroche assez limitées. En tout cas, elles s’avèreront beaucoup plus à l’aise sur les sols compacts que meubles! J’ai tout d’abord franchement apprécié utiliser les chaussures de Nike sur les pistes dures et carrossables. C’est en tout cas là où elles se sentiront les plus à l’aise! Elles offrent par exemple un minimum de traction sur les montées en graviers, malgré leurs crampons pas hyper proéminents. Leur grip est par ailleurs assez bon sur les surfaces plus rocailleuses: sans surprise, le Megagrip amène en effet un minimum de sécurité sur ce genre de surfaces, même humides. La partie centrale de l’outsole a tout de même tendance à facilement se dérober lorsqu’on pose le pied sur des racines ou des roches plus saillantes… On pourra par ailleurs emmener les ACG Ultrafly sur des sentiers plus terreux en sous-bois, mais à condition que les conditions soient sèches: leur outsole commence en effet à rapidement manquer d’adhérence dès que les sols deviennent assez décomposés et gras.  Et je ne parle même pas des descentes boueuses… Les chaussures de Nike offrent également très peu d’accroche sur des sols plus sablonneux ou encore sur des terrains un peu plus gravillonneux en montagne. Bref, on sent clairement la différence vis–à-vis des ACG Zezgama sur les terrains gras et boueux… et plus largement dans les conditions humides et hivernales!  

Ceci étant dit, les ACG Ultrafly sont devenues un peu plus polyvalentes sur le plan des terrains comparativement à la première version. Elles ne sont plus des chaussures uniquement destinées aux pistes carrossables et aux terrains “faciles”, mais elles deviennent capables de s’aventurer dans du moyennement technique. J’ai en effet été agréablement surpris de pouvoir les emmener dans des monotraces pas trop accidentées, que ce soit en sous-bois ou en moyenne montagne. Elles s’adaptent plutôt bien aux contraintes du terrain, en tout cas en comparaison de la majorité des chaussures trail à plaque carbone: certes, on sent de la rigidité sous la voûte plantaire sur ce type de terrains, mais leur relative souplesse évite de totalement subir le terrain. Je les ai par exemple trouvées presque plus “joueuses” et à l’aise dans les singles que les Zegama dont le gros gabarit constitue assez rapidement une contrainte au milieu des obstacles. J’ai surtout trouvé que les ACG Ultrafly avaient gagné en qualités de stabilité par rapport à la première version: c’est loin d’être parfait dans ce domaine, mais la chaussure a moins tendance à “tourner” lorsqu’on pose le pied sur une racine ou dans un trou… ce qui constituait un des gros défauts de la version 1. Les chaussures de Nike proposent par exemple une foulée plus équilibrée que les Kiprun Kipsummit Race qui sont assez vacillantes dans les monotraces. En revanche, il faudra faire attention au comportement des Nike ACG Ultrafly dans les gros dévers: le talon a en effet tendance à être facilement projeté vers l’avant, ce qui peut être assez déstabilisant si on n’est pas à l’aise dans ces contextes. Les chaussures de Nike demandent clairement un peu plus de contrôle en descente que les autres modèles… Globalement, il faudra en toute logique éviter d’emmener les Ultrafly dans des monotraces trop accidentées, en particulier celles qui comportent beaucoup de racines et de cailloux. Même si les Ultrafly ont gagné en souplesse et en stabilité, elles demeurent un modèle beaucoup plus à l’aise dans le roulant que dans le dénivelé. Pour simplifier, ce sont des chaussures faites pour la plaine et le vallonné. Elles sont même hyper à l’aise sur du gravel, au moins autant que les ACG Pegasus Trail: elles ont d’ailleurs un peu gagné en “roulement” lors de la pose du pied, ce qui les rend encore plus confortables sur ce type de terrains! Il ne faut pas oublier que ce sont avant tout des chaussures qui ont été à l’origine imaginées pour les grands espaces américains: certes, cette version 2 devient un peu plus “trail ready”, mais pas non plus totalement adaptée à la montagne… loin de là!  

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L’Upper: du Confort, de la Respirabilité & un Fit qui se Resserre un Peu 

Un gros travail de rénovation a également été effectué au niveau de la partie supérieure de la chaussure. Nike avait opté pour une empeigne minimaliste et assez typée “modèle route” pour la première version de la chaussure. Et bien la marque à la virgule a opéré un virage à 360 degrés sur cette nouvelle version de la chaussure: l’upper devient à la fois plus épais et rembourré, ce qui fait qu’elle s’apparente désormais beaucoup plus à celles typiques des chaussures de trail. Les concepteurs de la chaussure ont conservé un mesh assez technique sur la face externe de la tige: il est constitué d’un matériau synthétique assez fin et souple. Il est par ailleurs recouvert de nombreux overlays (des lignes plus orangées) qui vont à la fois jouer un rôle de protection et apporter de la structure à l’empeigne. La différence par rapport à la première version des Ultrafly tient au fait que le mesh est désormais dédoublé par de nombreux rembourrages en mousse à l’intérieur. Ils sont d’ailleurs beaucoup plus nombreux à l’arrière qu’à l’avant! Le col s’est lui aussi épaissi, ce qui va permettre d’apporter un peu plus de confort et de protection autour des chevilles. La languette a suivi la même tendance puisqu’elle est un poil plus molletonnée que celle de la version 1. Et en toute logique, la tige des ACG Ultrafly propose de bien meilleures qualités de confort que celle de la version 1: les pieds sont en effet bien mieux enveloppés, notamment à l’arrière. J’ai par exemple apprécié le fait que le talon soit bien empaqueté, ce qui est assez rare chez une chaussure à plaque carbone. Mais le confort est également au rendez-vous sur la partie supérieure des pieds où la languette apporte pas mal de douceur aux métatarses. Ce gain en termes de confort s’est également accompagné d’une amélioration des qualités de maintien: l’upper a en effet pas mal gagné en structure par rapport à la version 1 – notamment à l’arrière et au niveau du médio pied – ce qui évite désormais aux pieds de bouger à l’intérieur de la chaussure. C’est particulièrement appréciable lorsqu’on évolue dans des sections un tant soit peu techniques! On regrettera tout de même qu’il reste un peu de “jeu” entre le pied et les tissus à l’avant… 

Malgré son épaississement, l’empeigne des ACG Ultrafly continue d’être particulièrement respirante. Il s’agit même de celle qui brille le plus dans ce domaine au sein de la gamme de chaussures de trail de la marque à la virgule: les tissus évacuent par exemple bien mieux l’humidité que ceux de la ACG Zegama, et même que ceux de la Kiger 10. Ils sont par ailleurs vraiment drainants et ne s’imbibent absolument pas d’eau, même lorsque la météo devient humide. Bref, c’est aussi à ce niveau qu’on comprend le tarif assez élevé de la chaussure, notamment vis-à-vis des autres modèles de la marque! Les qualités de durabilité sont un peu plus ambivalentes: le mesh (partie en orange) résiste franchement bien à l’usure et aux déchirures. Les overlays font “barrière” et évitent aux tissus de se déchirer lorsqu’on frotte avec des surfaces abrasives (roches, racines…). Il n’y a pas ailleurs pas de plis qui se forment à l’avant, ce qui est toujours de bonne augure sur le long terme. En revanche, le col est un peu plus fragile: les revers ont en effet tendance à un peu s’effriter au fil du temps. Pareillement, j’ai constaté quelques signes de dégradation sur les rebords externes de la semelle intermédiaire (en blanc): des fissures et des petits effritements sont en effet apparus après une centaine de kilomètres d’utilisation… ce qui est tout de même assez regrettable pour un modèle aussi onéreux! Enfin, le chaussant des ACG Ultrafly a lui aussi été modifié: Nike a en effet décidé de resserrer un peu le fit, notamment en sa partie centrale: le midfoot et le coup de pied deviennent ainsi un peu plus verrouillés, ce qui amène nécessairement davantage de précision lorsqu’on évolue dans du technique. En revanche, la toe box continue d’être assez volumineuse: elle offre en particulier pas mal de place aux orteils en longueur et en hauteur. Mais, à l’arrière, la coque talonnière est également assez large: il y a en effet pas mal de place autour du talon et du tendon d’achille… ça en est même presque un peu trop car le talon a parfois tendance à se déchausser dans les montées les plus abruptes. En somme, les ACG Ultrafly disposent désormais d’un fit plus sécurisé au niveau du médio pied, mais celui-ci demeure toutefois assez volumineux à l’échelle du marché. Clairement, les Nike ACG Ultrafly ne conviendront pas aux athlètes aux pieds fins, ou encore à celles et ceux qui apprécient les tiges proches du pied ! 

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Hommes & Femmes

Drop: 8 mm
Poids: 287 g
Hauteur Talon: 38,5 mm
Fit: Standard
Plaque: Carbone
Catégorie: Parcours Roulants

Usages: Toutes Distances / Sentiers Peu à Moyennement Techniques (Compacts).
Prix: 250 euros