Test des Rossignol Venosk 


Rossignol continue de vouloir s’implanter sur le marché des chaussures de trail running. Après avoir commercialisé au printemps 2025 la Vezor, un modèle destiné à la performance sur les formats courts, la marque française a sorti plus récemment la Venosk, une chaussure qui est davantage orientée “grand public”. La Venosk est en effet commercialisée à 140 euros, soit 40 euros moins cher que la Vezor (180 euros)! Elle se veut être une chaussure globalement plus polyvalente et dédiée à un usage quotidien que la Vezor. Ces deux modèles seront par la suite complétés par la Vercors, une nouvelle chaussure dédiée aux ultras qui ne sortira pas avant le printemps 2026! Au travers de la Venosk, la marque implantée en Isère a en réalité cherché à concevoir sa propre Trabuco ou Speedgoat, en l’occurrence sa chaussure orientée “détente” et confort, à destination des traileurs occasionnels. Toutefois, la Venosk est déjà pas mal empreinte de l’ADN de la marque, avec ses profils incurvés et sa base de semelle assez fine. Au final, la chaussure de Rossignol s’affirme comme une chaussure capable d’un peu près tout faire, c’est à dire de convenir aussi bien à des allures actives que plus lentes, mais aussi de s’aventurer sur un large éventail de terrains. Il faudra certes composer avec quelques petits défauts au niveau de l’empeigne… mais le rapport qualité-prix n’en demeure pas moins très bon. Bref, la Venosk est une des belles surprises de 2025, tout du moins au rayon des chaussures “bon marché”!  

En Résumé

Drop: 6 mm
Poids: 262/224 g
Hauteur Talon: 28 mm
Fit: Standard
Catégorie: Polyvalentes
Usages: Toutes Distances/ Sentiers Peu à

Moyennement Techniques (Compacts & Meubles)
Types de Pieds: Fins à Standards
Poids Athlètes: Légers à Intermédiaires
Rythmes: Rapides à un peu Lents
Type(s) de Pratiques: Les Sorties assez Actives, les Rythmes « Tempos », jusqu’aux Séances en Endurance Fondamentale (Chaussure assez Orientée Loisirs et Entrainements)/ Les Pistes Carrossables, les Terrains Vallonnés, les Sous-Bois, jusqu’aux Sentiers pas trop Techniques en Montagne.
Points Forts:1°) L’Adaptation à Différentes Allures de Course (Rapides à assez Lentes)
2°) Le Compromis entre Qualités de Soutien (Midsole) & de Dynamisme (Profils de Semelle Agressifs)
3°) La Capacité à s’Aventurer dans une Grande Diversité de Terrains
4°) Le Rapport Qualité-Prix Global de la Chaussure
5°) Les Qualités d’Accroche assez Polyvalentes (Sols Durs & Meubles)
6°) Le Déroulé de la Foulée assez Fluide

7°) La bonne Stabilité, notamment dans les Descentes (comparé à la Vezor)
Points Faibles:1°) Des Frottements Potentiels au niveau du Talon/Tendon d’Achille
2°) Un manque de Maintien de la Partie Supérieure des Pieds (Languette assez Fine)
3°) L’Eau qui a des Difficultés à s’Evacuer, une fois entrée à l’Intérieur
4°) Des Effacements de Peinture sur les Bords Externes du Midsole

Sommaire

Un Bon Compromis entre Dynamisme & Soutien !

Une Chaussure Capable de s’Aventurer sur une Large Eventail de Terrains

L’Empeigne: Du bon Maintien… mais quelques Point Faibles!

Où se les Procurer?

Un Bon Compromis entre Dynamisme & Soutien ! 

Les Rossignol Venosk s’appuient sur des profils de semelle assez similaires à ceux de la Vezor. Elles disposent en effet d’un drop identique de 6 mm et le design de leur semelle est – comme celui de la Vezor – caractérisé par des incurvations assez fortes. On retrouve par exemple sensiblement le même rocker à l’avant, mais le talon est lui aussi relativement arrondi. Autre trait commun avec les Vezor, les Venosk disposent d’une base de semelle assez fine. La zone du talon est toutefois complétée par la présence de quelques contreforts qui vont permettre d’assurer un peu de stabilité lors de la foulée. Si les Venosk disposent de la même géométrie de semelle que les Vezor, ses profils sont toutefois un peu plus bas: leur stack s’établit en effet à 28 mm au niveau du talon, soit 2 mm de moins que celui de la Vezor (30 mm). Logiquement, le stack à l’avant pied s’établit à 22 mm. Autant dire que la Venosk est loin d’être une chaussure maximaliste: elle fait même partie des 50% de modèles de trail aux profils les plus bas sur le marché! La composition de la semelle intermédiaire diffère également assez sensiblement de celle de la Vezor: le midsole de la Venosk s’appuie sur un seul et même composé: une mousse en EVA injectée. C’est un composé assez classique, qui a la particularité d’être ni trop dense ni trop mou. Il a également pour singularité de “remonter” sur les parois latérales à l’arrière, de sorte à venir encapsuler le talon durant la foulée. On est en tout cas aux antipodes du midsole “technique” et à triple densité de la Vezor qui contient non seulement une double mousse, mais aussi une plaque en nylon. C’est donc en grande partie à ce niveau que s’explique la différence de stack … mais également l’écart de prix entre les deux chaussures! 

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Dès les premières foulées, on est frappé par la différence de sensations avec la Vezor. La Venosk propose en effet beaucoup moins de rebond et de projection sous le pied. Le toucher est en même temps un peu plus ferme, sans qu’il n’en soit inconfortable. On ressent même une touche de moelleux directement sous la voûte plantaire, qui est assez agréable. Mais le midsole a le mérite d’éviter que le pied ne s’enfonce dans la mousse. A l’arrière, j’ai apprécié le fait que le talon soit bien encapsulé par la mousse qui remonte sur les côtés. Cette présence de matière permet en outre d’assez bien stabiliser la partie arrière de la chaussure durant la foulée. Il y a globalement pas mal de filtres terrains et de mécanismes de stabilisation dans la semelle intermédiaire: les développeurs produits ont en réalité cherché à privilégier autant que possible des qualités de soutien. La différence est en tout cas assez marquée par rapport à la semelle intermédiaire des Vezor qui favorise beaucoup plus les qualités de réactivité. Je dirais plus largement que le midsole des Venosk est un peu plus neutre, dans le bon sens du terme, ce qui lui permettra de convenir à un plus large panel d’athlètes. Il offre surtout un bien meilleur compromis entre qualités de soutien et de dynamisme: la mousse en EVA vient jouer le rôle d’amortissant de la foulée, tandis que la géométrie assez agressive de la semelle permet de projeter les pieds vers l’avant. En même temps, les incurvations de la semelle rendent le déroulé de la foulée assez fluide. Au final, les sensations m’ont pas mal rappelé celles procurées par une The North Face Infinite 2 ou encore une New Balance Summit Unknow V4: les profils sont assez agressifs, mais il y a tout de même suffisamment de matière sous le pied pour apporter un minimum de confort durant l’effort! 

D’ailleurs, à l’instar de ces modèles, la Rossignol Venosk est une chaussure qui a l’avantage de pouvoir convenir à un peu près tous les rythmes de course. Pour le dire assez simplement, on pourra aussi bien l’utiliser lors de séances assez actives que lors de sorties plus orientées “détente”. Elles sont certes moins dynamiques que les Vezor, mais les Venosk conviendront par exemple très bien pour des séances de seuil ou de fartlecks. Annoncées à 260 grammes (en taille 42), elles s’avèrent d’ailleurs être assez légères, ce qui leur permet d’assez facilement se faire oublier aux pieds. Mais c’est sans doute sur les rythmes plus “tempos” (ou intermédiaires) que la chaussure de Rossignol se montrera la plus à l’aise: la Venosk fait en effet partie de ces chaussures qui permettent de courir sur des rythmes actifs assez longtemps. Elle est notamment assez bien adaptée à une attaque de foulée au niveau du médio pied. Enfin, les athlètes pourront bien évidemment utiliser les Venosk sur des allures plus lentes si besoin, que ce soit lors de séances en endurance fondamentale ou de la rando-course. Ceci dit, j’ai trouvé qu’elles ne constituaient pas des chaussures vraiment faites pour de très longs efforts: on pourra les utiliser sur des sorties de 2-3 heures, mais pas forcément plus. Au-delà, les chaussures de Rossignol manquent clairement de confort. L’atterrissage du talon devient un peu trop sommaire et rugueux, ce qui crée inévitablement des douleurs à cet endroit au bout d’un moment. Le midsole des Venosk manque tout simplement de matière pour que la chaussure soit vraiment adaptée à du très long. La Venosk correspond en réalité assez bien aux sorties assez “chill” mais pas trop longues du quotidien. Il faut en effet la considérer comme un modèle assez bien adapté à des usages occasionnels et peu intenses. Bref, il s’agit d’une chaussure idéale pour ses sorties d’entrainement situées entre 45 mn et 1h30! 

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Une Chaussure Capable de s’Aventurer sur une Large Eventail de Terrains 

Au niveau de la semelle externe, Rossignol n’a pas opté pour une gomme Michelin, comme sur les Vezor, mais a privilégié son propre composé. Les Venosk sont ainsi équipées d’une semelle externe Sensor Grip qui est majoritairement constituée de caoutchouc. En ne choisissant pas de composé Michelin, Rossignol a donc cherché autant que possible à réduire les couts de fabrication et ainsi à proposer la chaussure de trail la plus “bon marché” possible! Le composé Sensor grip est par ailleurs associé à des crampons moyennement proéminents puisqu’ils sont épais de 4 mm. Ils ne sont pas très agressifs, mais ils sont en revanche assez densément répartis sur toute la surface de l’outsole. Les développeurs produits ont enfin dessiné de nombreuses aspérités à la surface de la semelle, qui vont permettre d’en améliorer le grip, notamment sur les sols décomposés. Cette configuration permet ainsi aux Venosk de proposer des qualités d’accroche assez polyvalentes: les chaussures pourront en effet aussi bien évoluer sur des sols compacts que meubles. J’ai tout d’abord été agréablement surpris par leur comportement sur les sentiers terreux comme en sous-bois: les Venosk offrent en effet une assez bonne emprise au sol dans ce genre de contextes, en montées comme en descentes. Certes, elles commencent à trouver leurs limites dès que les terrains deviennent gras et boueux, mais leurs qualités d’adhérence ne sont franchement pas beaucoup plus mauvaises que celles des Vezor dans ce genre de conditions! De la même manière, c’est une chaussure que les athlètes pourront utiliser sur des sols plus sablonneux… même si j’ai trouvé qu’elle manquait ici d’un peu de traction! En complément, les chaussures de Rossignol pourront évoluer sur des sols plus rocailleux si besoin. Elles offrent en effet sur ce genre de terrains une pose du pied assez équilibrée. En revanche, leur grip est assez moyen sur ces surfaces ou encore sur les racines, en particulier lorsque les conditions deviennent humides. Il est en tout cas moins bon que celui de la gomme Michelin qui équipe les Vezor

En raison de ce défaut, les Venosk seront des chaussures qu’il faudra éviter d’emmener dans des sections assez accidentées en montagne, d’autant plus lorsque la météo deviendra humide. Leur outsole offre alors assez peu de sécurité, notamment dans les descentes engagées. Globalement, la chaussure de Rossignol n’est pas vraiment faite pour les sections très alpines: la tige peut alors entrainer quelques frictions à l’arrière, notamment lorsque la chaussure est soumise à de fortes contraintes. Mais ce sont globalement les seules limites de la chaussure sur le plan des terrains: pour le reste, elle sera aussi bien capable d’évoluer dans du roulant que dans des contextes moyennement techniques. J’ai tout d’abord apprécié les utiliser sur des pistes plates et carrossables, contextes où elles offrent une foulée assez fluide. Bref, à rebours des idées reçues, Rossignol nous montre au travers des Venosk qu’elle est capable de s’adresser à des traileurs qui s’entrainent en dehors des montagnes! Mais les Venosk s’en sortent tout aussi bien dans des monotraces un peu plus sinueuses ou techniques, que ce soit en sous-bois ou en moyenne montagne. Elles sont assez agiles, ce qui fait qu’elles proposent une pose du pied assez précise au milieu des obstacles (racines, rochers…). Les chaussures sont également assez souples, notamment sur leur partie avant, ce qui leur permet de bien se plier aux contraintes du terrain. J’ai surtout apprécié leurs qualités de stabilité: elles ont par exemple tendance à beaucoup moins tourner que les Vezor, en particulier dans les descentes. De fait, les Venosk conviendront sans doute mieux aux athlètes fragiles au niveau des chevilles! 

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L’Empeigne: Du bon Maintien… mais quelques Point Faibles!  

Au niveau de l’empeigne, Rossignol s’est globalement située dans une logique de minimalisme et de réduction des coûts. En tout cas, l’upper des Venosk est beaucoup moins technique que celui des Vezor! Les concepteurs de la chaussure ont opté pour un mesh en jacquard assez classique. Il est perforé dans l’idée d’apporter pas mal de respirabilité aux pieds durant l’effort. Le mesh est par ailleurs dédoublé par quelques rembourrages en mousse, assez fins et qui viennent se localiser sur la partie arrière de la chaussure. Rossignol a enfin ajouté quelques éléments rigides en TPU au niveau du talon, ce qui va permettre d’apporter pas mal de structure à la partie arrière de l’empeigne. On notera surtout que la coque talonière est assez montante, ce qui va permettre de protéger la région du tendon d’achille. Globalement, les qualités de maintien sont assez bonnes, quoique un peu ambivalentes: les pieds sont en effet très bien structurés à l’arrière et à l’avant durant la foulée. Par contre, ils disposent d’un peu plus de place au niveau du médio pied. J’ai notamment trouvé que la partie supérieure des pieds était parfois assez peu tenue, à cause de la languette qui est assez fine et souple. Cela pose en particulier problème lorsqu’on évolue dans des sections techniques. L’autre défaut de l’upper des Venosk est lié aux frottements qui peuvent apparaitre à l’arrière: la coque talonnière est en effet assez étroite, ce qui peut entrainer quelques frictions avec le talon ou encore avec le haut du tendon d’achille. En conséquence, c’est un modèle que je déconseillerai aux athlètes sujets aux tendinopathies à cet endroit… et plus globalement à celles et ceux qui apprécient disposer de beaucoup de place au niveau du talon! 

Le fit des Rossignol Venosk n’en est pas moins un peu plus généreux que celui des Vezor. C’est en particulier le cas au niveau de la toe box qui offre davantage de volume aux orteils. L’avant de la chaussure n’est pas non plus évasé… disons que cela conviendra assez bien aux pieds de forme standard. Au niveau de la partie centrale de l’empeigne, les pieds disposent d’encore plus de liberté d’action, grâce à la fléxibilité du mesh. Bref, globalement le fit des Venosk est un peu moins précis et “collant” que celui de la Vezor! Le mesh a également le mérite d’être assez respirant: en tout cas, j’ai trouvé qu’il évacuait assez bien la transpiration durant l’effort. En revanche, la tige a un peu de mal à sécher lorsque la météo devient humide et/ou qu’on traverse des ruisseaux, notamment à l’arrière. L’eau a également des difficultés à s’évacuer une fois rentrée à l’intérieur… Tout ceci étant dit, il est difficile d’être véritablement exigeant dans ce domaine avec une chaussure commercialisée à seulement 140 euros. C’est d’autant plus le cas que le mesh s’est également avéré plutôt performant sur le plan de la durabilité: il y a certes quelques effilochements qui sont apparus suite à des frottements avec des pierres et des racines… mais globalement l’upper de la Venosk m’a plutôt rassuré en la matière. Il n’y a par exemple pas de plis qui se forment à l’avant de la chaussure, ce qui est toujours bon signe et gage d’une certaine qualité. J’ai seulement observé quelques altérations de peinture sur les bords externes de la semelle intermédiaire… mais ce sont des désagréments avant tout d’ordre esthétique. Bref, c’est également à ce niveau qu’on comprend la différence de prix avec les Vezor!  

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Hommes

Drop: 6 mm
Poids: 262 g
Hauteur Talon: 28 mm
Fit: Standard
Catégorie: Polyvalentes
Usages: Toutes Distances/ Sentiers Peu à Moyennement Techniques (Compacts & Meubles)

Prix: 140 euros



Femmes

Drop: 6 mm
Poids: 224 g
Hauteur Talon: 28 mm
Fit: Standard
Catégorie: Polyvalentes
Usages: Toutes Distances/ Sentiers Peu à Moyennement Techniques (Compacts & Meubles)

Prix: 140 euros